ABéCéDaire  maçonnique 

Définir les mots n'est pas si simple que cela ; vous trouverez parfois plusieurs définitions pour un même mot car les approches pluralistes sont une des originalités de la démarche maçonnique et dans la mesure où elles sont authentiques, elles sont respectables !

Autres sources d'information

sur ce thème

Mon abcdaire par Tubalcain

Comment parler simplement de choses compliquées, c'est ce que nous vous proposons :

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Acacia : C'est l'arbre du désert ; arbre épineux  appartenant à la famille des Fabacées, nommé aussi  cassier, mimosa, mulga ou encore tamarin. On le confond souvent avec le robinia pseudoacacia.  C'est un symbole maçonnique lié à la légende d'Hiram : le lieu de sépulture d'Hiram, après son meurtre, n'a pu être retrouvé que parce qu'il était planté d'une branche d'acacia.  La feuille d'acacia est devenue un symbole de la qualité de maître maçon et à ce titre elle est devenu un bijou que l'on porte dans le monde profane comme un signe de reconnaissance. L'acacia est cité dans la Bible et on le retrouve aussi dans la religion égyptienne ; il fait partie des symboles végétaux présents en franc-maçonnerie, avec le laurier, l'olivier, la rose, l'épi de blé et les grenades.

Accepté : traduit du mot anglais "accepted"  ; on retrouve cet adjectif dans le nom du rite écossais ancien et accepté.  Ce mot peut être compris si on se réfère aux loges opératives des compagnons tailleurs de pierre ; en Angleterre, certaines de ces loges ont "accepté" d'admettre dans leurs seins des membres non compagnons tailleurs de pierre ; cette "acceptation" est à la base de la création des loges dites spéculatives qui, elles, ne comportaient plus de compagnons tailleurs de pierre.

Acclamation : C'est un cri collectif que les membres d'une loge lancent à la fin d'une batterie : il y a plusieurs noms qui peuvent être déclamés selon le rite , la circonstance , la tradition de la loge ; citons à titre d'exemple : Houzzé, Liberté, Egalité, Fraternité, Vive la République, A bas la calotte. On retrouve la pratique de l'acclamation dans de nombreuses religions et traditions, dans les mouvements politiques et aussi dans les activités ludiques. C'est une des composantes de la grégarité qui poussent les membres d'un groupe à exprimer leurs joies, leurs peines et d'une façon générale leurs ressentiments, par une gestuelle et une expression vocale.

Adhuc Stat : Locution latine qui signifie "Toujours debout" utilisée dans différents rites maçonniques mais principalement au 1er degré du Rite Ecossais Rectifié où elle est associée à une colonne brisée (voir à colonne). L'interprétation de cette locution est variable selon les textes de référence : la référence la plus fréquente la relie à la situation de l'Ordre du Temple "toujours debout" malgré les atteintes dont elle fut l'objet ; l'association de la devise latine "Adhuc Stat" avec le symbole de la colonne brisée fait d'ailleurs partie de l'iconographie de la Stricte Observance Templière fondée par  Karl Gotthelf, baron von Hund und Altengrotkau (1722 - 1776).  Jean-Baptiste Willermoz, qui fit allégeance à la Stricte Observance avant de fonder l'Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte, en 1778 à Lyon, récupéra cette symbolique en lui donnant une interprétation plus chrétienne en référence à la parole de l’apôtre Paul dans sa première Epître aux Corinthiens : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (I Corinthiens III, 16) .

Adoption : Ce terme est utilisée dans deux grandes circonstances : il désigne une forme de  rituel particulier apparut dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle (les rites d'adoption) qui concernait essentiellement les épouses des frères d'une loge régulière ; l'adoption est aussi une cérémonie qui permet d'associer un membre de la famille d'un frère à sa loge ; ce genre de cérémonie concerne surtout les enfants des frères ou sœurs d'une loge.

Affiliation : C'est le nom de la procédure qui permet à un frère ou une sœur initié(e) dans une loge de se rattacher à une autre loge. La procédure varie selon les procédures et selon le rite de la loge qui accueillera.

Age : C'est un nombre dont les unités se réfèrent à des notions très différentes : pour le sens commun, il s'agit de quantifier la durée de la période de vie depuis la naissance en utilisant comme unité l'année ; en Franc-Maçonnerie, comme dans tous les systèmes utilisant l'imaginaire et le symbolisme, les unités varient selon les époques et selon les rites : aujourd'hui, le référentiel utilisé en franc-maçonnerie semble être le nombre de marches que l'initié(e) emprunte : 3 marches pour accéder au grade d'apprenti, plus deux, soit cinq marches pour le grade de compagnon et plus deux, soit sept marches pour posséder le grade de maître. Le nombre de marches que l'on a emprunté fixe l'âge : 3 ans pour les apprenti(e)s, cinq ans pour les compagnon(ne)s et sept ans pour les maîtres. Ces marches sont celles d'un escalier symbolique que l'on emprunte pour accéder aux différentes "chambres" du temple. Ce qui explique que si aujourd'hui la chambre du milieu est affectée aux maîtres(ses), elle était au début celle des compagnon(nes) (cf Roger Dachez)

Agneau : Le petit de la brebis et du bélier appartient à la symbolique depuis l'antiquité ; dans la civilisation occidentale il est le symbole de Jésus Christ dans sa fonction sacrificielle. En Franc-Maçonnerie, on le retrouve dans plusieurs rites au niveau des hauts grades comme par exemple  aux 17ème et 18ème degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté, agneau de Dieu , symbole christique, ou au grade de Maître Écossais de Saint-André du Rite Ecossais Rectifié.  L'agneau a ainsi la fonction de représenter le Christ mais aussi en l'absorbant de purifier l'impétrant : on retrouve ici le vieux mythe anthropophage qui consistait à acquérir les qualités du vaincu en absorbant sa chair.

Aigle : Le nom générique des rapaces est fréquemment cité dans les différentes cultures  et symbolise d'abord la majesté, la suprématie mais aussi la capacité de régénération . Dans la bible il est associé à saint Jean l'évangéliste mais aussi au Christ.  En Franc-Maçonnerie, on retrouve l'aigle en particulier au REAA (30ème grade) où il a plusieurs significations selon des modifications de son aspect : l'aigle noir symbolise le monde des morts, l'aigle blanc celui de l'orient éternel et donc de l'éternité et l'aigle bicéphale renvoie à la symbolique templière, en particulier de la puissance et de la vengeance.
 

Alchimie : Le terme d'origine arabe renvoie à deux réalités : un savoir faire lié à l'émergence des connaissances scientifiques sur la matière et sa transformation et une théorie ésotérique qui souhaite relier le savoir-faire aux mythes ; en franc-maçonnerie, c'est ce deuxième sens qui est retenu et qui est incorporé aux rituels essentiellement dans les hauts grades. La référence la plus célèbre reste la table d'émeraude qui aurait été trouvée dans la pyramide de Giseh.

Alleluia : Célèbre acclamation utilisée dans la messe catholique que l'on retrouve dans divers rites (en particulier au 19ème grade du REAA).

Alphabet : Un alphabet est l'ensemble des symboles utilisés dans une langue : on parle ainsi d'alphabet latin ou d'alphabet arabe. Par extension on parle d'un "alphabet' maçonnique bien qu'en fait il s'agisse d'un chiffrage puisque les symboles utilisés renvoient à l'alphabet latin ; cet alphabet maçonnique créé en France et en Hollande au XVIIIème siècle est en fait un dérivé de "l'alphabet" du temple qui était également un chiffrage utilisé par les templiers.

Amertume : C'est une saveur mais aussi un sentiment mêlant désillusion, découragement et rancœur.  ces deux caractéristiques sont utilisées lors de l'initiation lorsque la coupe (ou le calice) d'amertume est proposée au récipiendaire lors de la cérémonie d'initiation. C'est ce même sentiment que l'on retrouve chez la plupart des démissionnaires des loges maçonniques.

Apprenti(e) : C'est le nom que l'on donne au maçon ou à la maçonne qui se trouve au 1er degré de son parcours dans le rite utilisé dans la loge dans laquelle il ou elle se trouve. Sachant combien est long le temps d'apprentissage réel de la sagesse et de l'idéal maçonnique, il est coutume de dire que "Nous sommes tous, quel que soit le degré, des éternels apprentis !". Au 1er degré, l'apprentissage de la connaissance est centré sur le "Connais toi toi-même !".  En réalité, les travaux au 1er degré étant les plus nombreux en fréquence, l'essentiel du travail maçonnique se fait généralement au 1er degré en tenue d'apprenti(e)s.

Art : Ce terme se définit par opposition avec la Nature comme l'ensemble des processus utilisés pour réaliser une opération ; aujourd'hui ce terme renvoie essentiellement à la production d'objets dits artistiques c'est à dire réalisés pour produire du "beau". En franc-maçonnerie, on rencontre ce terme dans deux expressions : au singulier dans l'Art Royal (termes qui donnent une définition de la Franc-Maçonnerie) et au pluriel dans les "arts libéraux"  que l'initié(e) découvre au 2ème degré.

Assiduité : du latin assiduitas « présence constante » , c'est l'engagement pris par le candidat à l'initiation d'assister aux réunions maçonniques dans la loge. Comme tout engagement, l'assiduité est sous la dépendance des contingences matérielles. Dans la pratique moderne, l'assiduité est d'abord sous la dépendance de la qualité des travaux de la loge. 

Atelier : C'est un terme technique qui au moyen-âge signifiait le lieu  où l'on travaille le bois pour ensuite concerner toutes sortes de travaux ; l'atelier maçonnique est un terme ambiguë car il peut être utilisé pour désigner le groupe ou le lieu du travail ; par ailleurs il est en concurrence avec les mots loge et temple ce qui ajoute à la confusion des sens. Il renvoie aux racines opératives de la franc-maçonnerie.

 

Athanor: autre terme d'origine arabe en relation avec les travaux alchimistes ; La loge où se déroulent les travaux maçonniques est assimilée à l'athanor où se produit les différentes transformations de l'oeuvre. Cette mythologie alchimiste est l'objet parfois de discours plus ou moins délirants.

Attouchement : Mode de serrement des mains qui s'accompagne de pressions digitales, variables selon le grade des individus. C'est un mode de reconnaissance utilisé lorsque l'identité maçonnique des personnes est connue mais qu'aucun contact physique n'a encore été fait. 

Aumône : le don d'argent que l'on donne aux pauvres par charité . C'est à la fois un geste d'aide et un geste symbolique que l'on retrouve dans de nombreuses religions et qui est en rapport avec une offrande à Dieu. L'aumône est souvent utilisée concurremment avec l'obole qui au départ avec sa signification dans la religion égyptienne avait un autre sens. Aumône renvoie à l'élémosinaire qui est chargé de la recueillir. 

Autel : ce terme utilisé dès l'antiquité est en rapport avec le lien des êtres humains avec les divinités. Il désignait un tertre ou une table en pierre. En franc-maçonnerie on parle de l'autel des serments sur lequel sont placés les "trois grandes lumières" (l'équerre, le compas et le livre de la loi sacrée qui peut être la bible, le coran, la torah ou le livre des constitutions)

Baiser : Ce terme définit l'effleurement par les lèvres d'une partie du corps humain ; en franc-maçonnerie, il s'agit essentiellement de l'effleurement des joues et du front qui est pratiqué trois fois. C'est d'abord une marque de reconnaissance et d'affection fraternelle.

Batterie : Après avoir eu un sens agricole, ce terme, avec sa connotation de choc violent, a été incorporé dans le vocabulaire militaire, cuisinier et aussi musical. Son utilisation en franc-maçonnerie concerne l'utilisation des maillets et celle des mains ; il y a plusieurs sortes de batterie en loge maçonnique avec en particulier la batterie de deuil. Les batteries varient selon les rites et selon les grades. 

Bible : Le livre des religions chrétiennes est considérée comme LE Volume de la loi sacrée par la majorité des obédiences maçonniques depuis la création des loges ; avec l'évolution des moeurs et les réformes effectuées par certaines obédiences (en particulier en Belgique et en France) , la Bible n'est plus la référence unique.

Binaire : C'est un terme mathématique qui renvoie à une base de calcul égale à deux. En franc-maçonnerie, on évoque souvent la pensée binaire en évoquant le pavé mosaïque ou les deux colonnes B et J ; cette référence se fonde sur la logique “aristotélicienne”qui prend comme règle fondamentale le principe du “tiers exclu”. Cela signifie qu’un troisième choix ne peut pas entrer dans l’équation, le choix s’ancre sur deux solutions possibles (“vrai” ou “faux”), un troisième choix ne peut exister. Cette logique binaire  s'applique en particulier sur les  notions de “bien” et de “mal”. Les connaissances contemporaines ne peuvent bien sûr corroborer cette pensée binaire jugée bien trop restrictive.

Blanc : Les couleurs sont des éléments du langage symbolique maçonnique ; le blanc est affecté de différents  sens en particulier de la virginité, de la pureté mais aussi de tout ce qui a trait à Dieu. Cette couleur est utilisée aussi bien pour les apprenti(e)s que pour les hauts grades.

Bleu: Couleur du ciel, devenue couleur aristocratique a progressivement été intégrée comme une des couleurs les plus utilisées par les francs-maçons dans leurs décors mobiles ou immobiles. On parle habituellement de loges bleues pour désigner les loges fonctionnant aux trois premiers degrés.

Boule : Les boules en bois peintes en noir ou en blanc  sont utilisées pour réaliser un scrutin ; c'est encore un tradition anglaise qui perdure dans la plupart des obédiences ; ces boules doivent être utilisées en deux temps (ce qui est rarement le cas) : un premier passage pour exprimer un vote (pour, contre ou abstention), un deuxième passage pour exprimer le contrevote (c'est à dire la ou les boules restantes) : le scrutin est valide si on retrouve le nombre de boules distribuées dans la somme des deux votes.

Breuvage : C'est une boisson qui prend lors des cérémonies rituelles un sens symbolique ; on retrouve cette pratique dans toutes les cultures depuis les premières socialisations. En franc-maçonnerie, on le retrouve dans le breuvage d'amertume ou aux breuvages de l'oubli et de mémoire , servis à l'impétrant lors de la cérémonie d'initiation. Le symbolisme du breuvage renvoie à la nature de l'addiction symbolique nécessaire pour conférer l'initiation. Aujourd'hui, on peut naturellement remettre en cause cette symbolique que certains jugent désuète.

Cabinet : C'est le nom d'une pièce d'une construction ; en franc-maçonnerie on utilise ce terme dans l'expression "cabinet de réflexion" (appelé aussi "chambre de réflexion" ou "chambre de méditation"). C'est le lieu du premier temps de l'initiation et en cela la franc-maçonnerie est fidèle à l'enseignement pythagoricien ; on retrouve l'isolement comme préalable à l'initiation dans de nombreuses cultures.

Caducée : dans son premier sens, c'est une baguette de bois (laurier ou olivier) surmontée de deux ailes et entourée de deux serpents entrelacés, attribut du Dieu Hermès. On fait souvent la confusion entre le caducée et le bâton d'Aesculape qui lui n'est qu'un bâton sur lequel s'entoure un seul serpent. Le caducée symbolise la paix ; il n'est pas représenté directement dans les rituels maçonniques mais son sens imprègne la franc-maçonnerie par l'intermédiaire d'Hermès et de sa relation avec l'alchimie.

Calendrier : Il y a plusieurs formes de calendriers maçonniques ; l’usage le plus courant est celui de la l’Année de la Vraie Lumière (Anno Lucis) où on ajoute 4000 ans (durée de la fondation du monde) à l’ère vulgaire ; comme cette datation est apparu à l’époque du calendrier Julien, l’année de la Vraie Lumière commence le 1er mars.

Candeur : en rapport avec la blancheur ; selon l’origine biblique, comme vertu signifie la pureté.

Capitation : du latin capitatio, taxe par tête ; c’est la redevance annuelle payée par les francs-maçons à leur loge (environ 300 Euros en France)

Carré : utilisé avec l’adjectif long : le carré long correspond à un rectangle comprenant deux carrés ; selon la bible en rapport avec les dimensions du tabernacle. Certains ont voulu le définir comme le rectangle construit à partir du nombre d’or.

Céleste : en rapport avec le ciel , c'est-à-dire avec Dieu ; par exemple Jerusalem céleste, globe céleste.

Cercle : en référence avec la phrase biblique : « Il a tracé un cercle à la surface des eaux, Comme limite entre la lumière et les ténèbres. » . On y fait mention dans certains rituels au 3ème grade.

Cérémonie : Dans son premier sens, désigne une fête religieuse ; en franc-maçonnerie, toutes les réunions en loge maçonnique avec l’utilisation d’un rituel sont des cérémonies ; le maître des cérémonies est un des officiers de la loge ; il est spécialement chargé du bon déroulement du rituel utilisé.

Chaîne : dans son sens originel elle est composée d’anneaux de métal ; la chaîne en franc-maçonnerie  ​est affectée d’un complément d’objet « d’union » et désigne l’ensemble des frères et/ou sœurs reliés par les mains et se tenant en cercle pour signifier l’entente indéfectible existant entre eux.

Chaire : siège utilisé par une autorité ; en franc-maçonnerie on parle du vénérable maître en chaire pour désigner celui qui conduit les travaux et pour le distinguer d’autres vénérables maîtres pouvant être présents mais sans fonction précise.

Chambre: nom d’une pièce affectée à une fonction ; on parlera ainsi de la chambre de réflexion ou de la chambre du milieu où se réunissent aujourd’hui les maîtres alors qu’initialement elle était dédiée aux compagnons.

Chandelier : support sur lequel on positionne des chandelles ; en franc-maçonnerie on utilise le plus souvent les chandeliers à 3, 5 et 7 branches.

Chanson : On utilise indistinctement chant, chanson ou cantique avec l’adjectif maçonnique ; la plus utilisée est le chant des adieux (depuis 1920) qui peut être chanté à l’occasion de la chaîne d’union ; ce chant des adieux est en fait la restranscription en français d’une ballade écossaise intitulée Auld Lang Syne.

Chapitre : c’est le nom de la loge dans certains grades (par exemple pour le REAA du 15ème au 18ème grade) en référence à son sens religieux pour les membres d’un ordre ou d’un monastère.

Charbonnerie : Equivalent en France du Carbonarisme italien (fin XVIIIème siècle -  début XIXème) aussi appelée maçonnerie du bois.

Charge : Désigne une fonction ; dans une loge  maçonnique ce sont les différentes obligations des officiers .

Chevalier: C’est un des termes qui en franc-maçonnerie est le plus contesté ; on le trouve essentiellement dans les grades dits « supérieurs » ;  il montre le lien qui existe entre une certaine déviance de l’esprit maçonnique pour se rapprocher  de l’aristocratie et la filiation que l’on a voulu accréditer avec les chevaliers du Temple .

Christique : De nombreux éléments des rites maçonniques sont christiques et il est clair que pour certains rites, l’initié(e) franc-maçon(ne) a une relation très proche avec Jésus-Christ.

Compagnon(ne) : C'est le nom donné au franc-maçon (ou à la franc-maçonne) au 2ème degré ; après le 1er degré, l'apprentissage de la connaissance au 2ème degré est centré sur l'exploration, le voyage, la découverte de l'autre.

 

 

Degré : C'est en fait un terme pédagogique et symbolique correspondant à une méthode de transmission des connaissances jugées nécessaires et utiles à la formation du nouvel initié. Chaque rite prévoit un certain nombre de degrés dans le processus d'acquisition de la connaissance.

 

A titre d'exemple, le rite écossais ancien et accepté en compte 33, alors que les premières loges ne fonctionnaient qu'avec deux degrés.

 

Chaque degré a son rituel propre dans le rite considéré bien que par mesure de simplification certains degrés ne se pratiquent pas. 

 

A vrai dire, tout cela est très théorique et très difficile à mettre en oeuvre dans la pratique. 

 

Il n'y a pas de différences entre les maçon(ne)s selon le degré auquel ils se trouvent.

 

Stricto sensu, tous les rites actuellement existant, ont plus de 3 degrés ; le rite primitif ancien de Memphis-Misraïm comporte le plus grand nombre de degrés (95) mais la plupart des francs-maçon(ne)s ne fonctionnent qu'avec les 3 premiers degrés (apprenti-e, compagnon-ne, maitre-sse) et la grande majorité des réunions maçonniques ne concernent que le 1er degré.

 

 

Démocratie : Le mode de fonctionnement d'une loge ne correspond pas tout à fait au modèle classique d'une association loi 1901 ; dans la plupart des cas, l'élection des officiers se fait quand même sur le mode du scutin de liste annuel avec panachage autorisé et les rapports sont votés à la majorité absolue, mais pour l'essentiel, les procédures sont empreintes de dirigisme même si le droit d'expression est le plus souvent reconnu à condition qu'il respecte une certaine forme.

 

Tout cela varie aussi selon les rites pratiqués par les loges et selon la personnalité de la loge. 

 

Ce mode particulier de fonctionnement se justifie d'une part en respect de la tradition initiale et du suivi du rituel et d'autre part pour maintenir un climat serein et  éviter le spontanéisme déstabilisateur.

 

 

Egrégore : C'est un terme ambigu d'origine récente (19ème siècle) qui aujourd'hui pourrait se définir comme un sentiment partagé de jouissance lors d'une réunion d'un groupe humain par tous (ou du moins la grande majorité) les participants ; c'est une jouissance intellectuelle, une émotion qui est ressentie soit à l'occasion d'une cérémonie rituelle soit au décours d'une prise de parole. 

 

Ce sentiment partagé est parfois interprété comme une manifestation mystique.

 

D'un point de vue psychologique, on sait aujourd'hui que c'est une des conséquences de la dynamique de groupe et de sa capacité à modifier le ressenti individuel des participants pour le mettre en phase avec le groupe.

 

D'un point de vue maçonnique, on parle d'égrégore lorsqu'à l'occasion du rituel et/ou à la la suite d'une intervention, un "climat" particulier se crée pendant la tenue. Pour certains maçons, une "belle" tenue doit s'accompagner d'égrégore.

 

Elémosinaire : Étymologiquement c'est le nom de celui qui est préposé à la distribution des aumônes aux pauvres ; en loge le frère élémosinaire est l'autre nom du frère hospitalier.

Elitisme : C'est un terme qui pourrait paraître prétentieux ; l'élitisme maçonnique n'est pas inné ; c'est un objectif à la fois individuel et collectif vers une approche de la perfection, de la beauté du travail réalisé et de la capacité de l'intelligence humaine à mettre en oeuvre les conditions de l'entente.

 

Sur le plan individuel, cet élitisme est le résultat d'un travail acharné, d'une exemplarité reconnue et il est toujours associé à une grande humilité ; cet élitisme ne demande aucune médaille ni aucun passe-droit. 

 

Sur le plan collectif, il concerne surtout le travail de la loge et sa capacité à rendre effectives les valeurs morales dont se réclament les francs-maçon(nes).

 

 

Esotérisme 1 : Dans toutes les traditions, y compris dans la religion catholique romaine (voir la distinction entre l’évangile de Jean et les trois autres), comme dans les sciences, il y a deux présentations, deux approches :

 

  • La première, dite exotérique, est celle qui est officiellement présentée au public lambda qui ne souhaite pas en savoir plus ou qui n’est pas jugé apte à accéder à la seconde. C’est une version simple qui ne présente que les faits et aspects extérieurs des rituels ou des buts poursuivis.

  • La seconde, dite ésotérique, est celle qui dévoile ou ouvre la porte à la recherche des mythes et symboles qui sous-tendent la version exotérique. Ces mythes et symboles parlent ce dont on ne peut pas parler avec le vocabulaire ordinaire : spiritualité, divin, magie, etc…

 

L’une comme l’autre peuvent donner lieu à des excès condamnables qui dévoient le but recherché.

Dans le cas de l’exotérique, cela va donner tous les fondamentalistes et intégristes qui excluent l’esprit pour ne s’attacher qu’à la lettre.

 

Dans le cas de l’ésotérisme, cela va donner tous les illuminés et conspirationnistes qui sont persuadés que la Vérité nous est cachée intentionnellement et que l’on peut la retrouver dans le pliage du billet d’un dollar. L’erreur est de condamner l’une ou l’autre pour ces excès.

 

La bonne voie est bien sûr celle qui réunit les oppositions apparentes, qui dynamise l’une en utilisant intelligemment l’autre.  Passer du binaire au ternaire, là encore ………

 

 

 

Esotérisme 2 : Classiquement on définit l'ésotérisme comme un enseignement destiné à un petit nombre d'initiés ; cet enseignement est généralement destiné à faire percevoir une connaissance dite ésotérique que l'on pourrait assimiler aux mystères de la vie et de la mort. Les connaissances que nous possédons au XXIème siècle sur le fonctionnement du cerveau humain ne permettent pas de donner à ce type d'enseignement une autre valeur que celle d'une pratique culturelle liée à l'ascendance et au charisme de celui ou de celle qui professe. 

 

Il y a de nombreux groupements qui ont développé des théories et un processus d'enseignement ésotérique par des rituels ; certaines loges maçonniques orientent leurs travaux dans ce sens.

 

On pourrait donc dire qu'il y a une "lecture" ésotérique de certains rituels maçonniques mais stricto sensu la démarche maçonnique n'est pas ésotérique.

 

L'attrait pour l'ésotérisme peut parfois aboutir à un clivage intra-maçonnique entre celles et ceux qui privilégient "l'amélioration de la société" et celles et ceux qui mettent l'accent sur "l'amélioration de l'être humain" (sous entendu par le développement ésotérique de l'enseignement maçonnique). Personnellement, il me semble qu'il s'agit d'un faux débat lié à un malentendu et aussi à une dérive. 

 

Etoile : C'est la forme géométrique la plus répandue et la plus utilisée dans les communautés religieuses et ésotériques ; elle peut être à 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 ou 12 branches. En franc-maçonnerie, on utilise l'étoile flamboyante, c'est à dire une étoile en feu, symbole de Dieu . L'étoile non flamboyante étant souvent associée à Jésus-Christ. 

 

Franc-Maçonnerie : c'est la traduction française du mot anglais freemasonry. Franc doit donc être compris comme libre ! On a longtemps pensé que le maçon libre était une notion du XVIIIème siècle qui différenciait les maçons opératifs (censés être non-libres) aux maçons spéculatifs plus soucieux de réflexion et de philosophie et moins soumis aux contraintes et aux influences ! En fait le terme apparaît en Angleterre dès le XVIIème siècle pour distinguer parmi le tailleurs de pierre ceux qui étaient spécialisés dans la taille des pierres calcaires utilisées pour la construction des châteaux forts : on les nommait freestone masons ce qui ensuite s'est contracté en freemasons.

 

Frère : terme que l'on utilise pour se nommer essentiellement dans les loges bleues (1er, 2ème et 3ème grade) et dans le monde profane lorsque deux francs-maçons échangent. Cette manière de faire nous vient d'Angleterre où elle était déjà utilisée dans les loges opératives. Quand il s'agit d'une personne du genre féminin, on utilise le mot "sœur".

 L'Idéal Maçonnique,

Objectif Sagesse !