L'acacia,

symbole de la résilience

Nombreux sont les frères et les sœurs qui après avoir fait une démarche d’adhésion à une loge maçonnique se disent déçus d’y trouver des comportements qu’ils jugent indignes des hautes valeurs morales qu’ils pensaient trouver.

 

Parfois, cette déception est relativisée par rapport à d’autres sentiments de réelle satisfaction mais il arrive que le ressenti soit tellement douloureux qu’il entraîne un éloignement et une démission.

 

Pour surmonter cette épreuve, qui se rencontre aussi dans d’autres circonstances de la vie professionnelle ou de la vie personnelle, l’espoir thérapeutique doit faire intervenir le processus de la résilience. Popularisée en France par Boris Cyrulnik, la résilience est un mécanisme psychologique indispensable pour dépasser le sentiment d’impuissance qui peut apparaître après des chocs psychologiques remettant en cause nos motivations de vivre.

 

Symboliquement on pourrait associer la résilience à l’acacia : dans une situation dramatique, comme le choc de la mort d’Hiram, la tradition maçonnique nous invite à ne pas nous décourager et à nous concentrer sur l’essentiel : comme l’acacia qui est capable de résister aux pires conditions environnementales, nous pouvons trouver dans notre for intérieur l’énergie de comprendre que malgré la lâcheté, l’intérêt personnel, l’hypocrisie, le simulacre , l’engagement maçonnique sincère et authentique ne doit pas être affecté par ce que l’on pourrait appeler la perversité humaine.

 

Il ne sert à rien de se révolter ou de vouloir qu’une condamnation collective isole les brebis galeuses !

 

La résilience pour être réussie doit s’accompagner d’une acceptation d’un constat : oui, tout n’est pas propre dans le vécu des loges, dans le vécu des obédiences et dans l’histoire de notre ordre ; des petites mesquineries du quotidien aux faits historiques dans lesquels  des maçons se sont trouvés impliqués es qualités dans des horreurs de l’expérience humaine ; ce constat de notre imperfection collective doit être regardé avec objectivité et c’est le rôle des vrais historiens de décortiquer les conditions qui ont favorisées la survenue de tels faits.

 

Accepter n’est pas résignation mais ce peut être le départ d’un renforcement de nos convictions éthiques.

 

C’est la marque de la maturité des grandes organisations sociétales que d’être capable d’affronter l’épreuve du miroir pour y voir toutes les imperfections dont nous sommes capables. Et c’est aussi une raison pour laquelle la division obédientielle est profondément nocive car elle obère ce travail de mémoire, absolument nécessaire au développement dans un avenir serein.  

 L'Idéal Maçonnique,

Objectif Sagesse !