Connais-toi toi même 

C'est le premier devoir du (de la) franc-maçon(ne) !  

 

Cette devise fait référence à l'injonction inscrite sur le Temple de Delphe : "Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux" ou selon les sources "Connais-toi toi-même, laisse le monde aux Dieux" ; on peut aussi la relier à la formule occultiste V.I.T.R.I.O.L. (Visita interiora terrae rectificando invenies occultum lapidem - Explore l'intérieur de la terre. En rectifiant, tu découvriras la pierre cachée), qui figure dans le cabinet de réflexion.

 

Qu'on la prenne au 1er degré ou qu'on en fasse une exégèse, il est clair que la connaissance de soi suppose un "travail" long et nécessairement accompagné. Chacun sait que ce n'est pas facile !

 

Ce premier devoir a un autre intérêt : celui de se méfier de soi-même, de ses réactions, de sa sentimentalité, de ses émotions qui sont souvent sources d'incompréhension pour soi et pour les autres. et aussi de "troubles" du comportement qui à un moment ou un autre font oublier l'essentiel de la démarche maçonnique pour ne plus considérer que l'accessoire. 

 

Le petit test de personnalité sans prétention, ci-dessous , peut vous donner un éclairage sur votre personnalité !

 

Il y a également un autre test qui est intéressant à faire : il s'agit de déterminer votre manière de penser "comme" un homme ou "comme" une femme : plusieurs sites le proposent : je vous indique celui-là parce que c'est le 1er qui apparaît sur la liste (SGDG)

 

Comment  se  connaître

pour  un(e)  franc-maçon(ne) ?

 

 

C’est une question difficile et les pistes qui vous sont présentées ne sont sûrement pas exhaustives.

 

Mais avant d’essayer de se connaître, peut-être n’est-il pas inutile de savoir ce qu’on essaye de découvrir ; d’un point de vue psychologique et si l’on se réfère à ce que l’on connait aujourd’hui, on pourrait rappeler :

 

  • que la formation de la personnalité découle de cinq facteurs :

    • une prédisposition génétique

    • une dépendance affective à l’environnement familial dans la petite enfance

    • un apprentissage des savoirs dans l’enfance et l’âge adulte

    • une dépendance à un environnement socio-culturel dans l’enfance et l’âge adulte

    • une exposition aux risques (maladies, accidents, intoxications, etc.) avec son impact possible sur l’aspect médico-psychologique

 

  • qu’une personnalité à l’âge adulte se définit comme un ensemble de trois  éléments dont le contenu est sous l’étroite dépendance du processus de formation ci-dessus défini   :

    • le pôle affectif (gestion des émotions)

    • l’extériorisation (gestion des comportements)

    • les savoirs (capacité cognitive)

 

Au total, on pourrait définir une personnalité par :

  • un savoir : 

    • le savoir pratique des gestes de la vie quotidienne et sociale

    • le savoir intellectuel (apprécié par niveau de scolarité ou par les acquis de l’autoformation)

    • le savoir à potentialité professionnelle

    • les autres savoirs (ludique, sportif, artistique, etc.)

  • une sensibilité psychologique

    • structure affective liée à l’enfance

    • dépendance affective actuelle

    • stabilité affective ou non

  • un comportement sexuel

    • domination

    • soumission

    • négociation

  • un mode de réactivité aux stimulations

    • intériorisation

    • opposition

    • évitement

  • et une capacité d’adaptation aux environnements

    • intégration

    • rejet

    • exclusion

 

S’agissant d’une démarche rentrant dans le cadre du processus initiatique, on peut penser que la personne concernée se trouve dans une de ces quatre situations :

  • Un équilibre de vie plutôt satisfaisant avec une intégration sociale acceptée

  • Une problématique personnelle conflictuelle sur le plan familial et/ou professionnel

  • Un profond désir de changement lié à une insatisfaction existentielle

  • Un questionnement éthique sur le mode de vie suivi.

 

Il y a deux situations possibles même si elles peuvent se compléter ou se suivre :

  • Vouloir se connaître seul(e)

  • Vouloir se connaître en bénéficiant d’un accompagnement

 

Il est clair que dans les deux cas, cela ne peut pas se faire en loge ; il s’agit d’une démarche individuelle en lien avec la démarche initiatique mais réalisée en dehors de la loge et de ses membres.

 

Signalons, en prime abord le danger d’une démarche mystique pour « mieux se connaître » : c’est un leurre qui peut entrainer vers des pratiques délirantes pouvant gravement déstabiliser des personnalités « border-line ».

 

 

Se connaître seul(e) :

 

Chaque être humain fait l’expérience de la solitude ; cela peut être de façon continue selon la période de vie dans laquelle on est et cela peut correspondre à des moments particuliers dans la journée, la semaine ou le mois.

 

Cette expérience est forcément concomitante d’un état psychologique lié au vécu de la personne concernée avec toutes les variations possibles.

 

Se connaître seul(e) suppose un minimum de connaissances et un plan ou une méthode ; dessites internet proposent des tests de personnalité (gratuits ou plus souvent payant) qui peuvent aider (en particulier le profil DISC).

 

L'astrologie peut aussi constituer une trame pour celles et ceux qui ont acquis une connaissance de sa manipulation ; si tel n'est pas le cas on se retrouvera dans la situation d'une connaissance avecun accompagnement.

 

A partir des différentes informations recueillies et en se basant sur les 5 items plus haut définis on peut déjà obtenir une description de l’état actuel de la personnalité.

 

 

 

Se connaître en bénéficiant d’un accompagnement :

 

C’ est sûrement la mieux adaptée même si le choix de l’accompagnant(e) n’est pas toujours facile.

 

La psychanalyse est la méthode de choix pour mieux se connaitre : elle demande du temps, de la patience et entraîne inévitablement des moments de souffrance liés au vécu de l’enfance.

 

Un accompagnement psychothérapique non psychanalytique peut également être exploré : il semble que la psychothérapie comportementale et cognitive soit la plus adaptée à nombre de situations. Elle est plus « pratique » car mieux adaptée au vécu de la personne.

 

Il peut être tentant d'avoir recours à un accompagnement par un(e) voyant(e) ou un(e) astrologue sans parler d'autres traditions. Tout est possible à condition qu'on accepte de toujours maintenir une certaine "distance" avec l'accompagnant !

 

 

Que faire, après ?

 

La connaissance de soi doit, dans la logique maçonnique, s’orienter vers une capacité de « correction » et d’amélioration : cette évolution est dans les faits très difficiles à mettre en œuvre car de nombreux éléments interfèrent  mais elle n’est pas impossible.  Elle n’est possible que si une certaine stabilité affective est acquise.

 

Dans la pratique, il s’agit d’abord de gérer deux catégories d’affects :

  • Les désirs

  • Et les peurs !

 

L’homme (ou la femme) de sagesse doit pouvoir vivre sans désirs et sans peurs : c’est un objectif très exigeant mais s’il est suivi il permet d’acquérir beaucoup de sérénité ! A première vue, cela pourrait paraître antinomique avec le concept de l'"homme de désir" , mais on en reparlera !

 

Tailler sa pierre brute, c'est donc avant tout être capable de "repositionner" ses désirs et ses peurs  pour acquérir la sérénité indispensable à une vie d'initié(e) ! 

 
 

 L'Idéal Maçonnique,

Objectif Sagesse !