Dans cette page, vous trouverez plusieurs types d'informations pouvant intéresser un(e) profane dans sa réflexion par rapport à la franc-maçonnerie. Le concept d'initiation en franc-maçonnerie a des interprétations différentes selon le modèle initiatique auquel on se réfère ; dans la plupart des loges, à partir d'une approche globale de "Re - naissance", on laisse une grande liberté de conscience qui permet d'y mettre un vécu personnalisé. 

 

L'article sur la pensée symbolique aidera à comprendre l'utilisation des symboles. 

 

En attendant d'être initié(e)

 

Pourquoi faire sa demande d'adhésion (d'initiation) à une loge maçonnique ?

Les motivations peuvent être nombreuses et variées ; il y en a d'avouées et d'autres d'inavouées, des bonnes et des moins bonnes, bien sûr !

 

Voici quelques mauvaises raisons d'entrer en Franc-Maçonnerie qui aboutissent à des désillusions  :

 

  • Vouloir en tirer un bénéfice pour des ambitions matérielles, professionnelles ou autres est un leurre et nombreux(ses) sont les sœurs et les frères qui en ressortent frustrées et aigries.

 

  • Croire que l’on accède à des soi-disant secrets mystiques est un fantasme souvent colporté mais qui est une arnaque pure et simple .

 

  • Changer le monde, constitue une réelle motivation mais il faut bien dire que cet objectif est lointain et qu’il faudra de nombreuses conditions  pour y parvenir.

 

La complexité du monde est une réalité et les êtres humains sont tiraillés par des pulsions ravageuses.

 

L’originalité de la démarche maçonnique moderne est qu’elle n’exige pas la croyance à un dogme, à une religion, à une croyance ou à des principes moraux, même si elle accepte celles et ceux qui s'en réfèrent pour leur compte personnel.

 

Avec l'expérience et le recul, il y a des motivations qui ont un sens et qui n'aboutissent pas à une désillusion et surtout deux principales :

Vouloir apprendre et comprendre la ou les raisons de vivre qui nous renvoient à l'essentiel :

 

La démarche maçonnique est avant tout un enseignement ; la loge est un atelier où on peut acquérir une méthode d'apprentissage. Contrairement à un enseignement classique qui comprend un programme et une progressivité, la méthode maçonnique a une méthodologie très rudimentaire et très incomplète. En fait, tout ou presque est laissé à la libre initiative de l'initié(e). On peut très bien avoir une vie de maçon(ne) à se laisser porter par les simples obligations et ... ne rien faire et apprendre bien peu de choses . Par contre, si on fait un effort de recherche et de compréhension, on trouvera en loge et dans les rituels maçonniques de quoi stimuler le besoin de connaissance(s). Si le travail en loge est un élément de la démarche, il faut savoir que l'essentiel de l'apprentissage se passera en dehors de la loge et en particulier dans les différents lieux où ce travail peut se faire dans la tranquillité : chez soi d'abord, dans une bibliothèque souvent, dans des rencontres aussi.

Vouloir rencontrer, échanger, découvrir l'autre :

Il est banal de constater que les êtres humains ont la propension de ne vivre que dans des groupes homogènes ou à tendance homogène ; bien sûr il y a des possibilités de mixité sociale (l'école, le travail, le lieu de culte, certaines associations), mais insensiblement la tendance à "rester entre soi" prend le dessus. La loge maçonnique peut être considérée comme un lieu où la diversité de ses membres est une spécificité. La vérité impose de constater que ce n'est pas toujours vrai car il y a aussi parfois une tendance à ne recruter dans sa loge que des profanes qui nous ressemblent ce qui est une grave erreur. Mais globalement, la possibilité de rencontrer des êtres différents se vérifie que ce soit dans sa propre loge ou, le plus souvent, en découvrant d'autres loges et aussi d'autres frères et sœurs en dehors des loges.

C’est le magnifique rôle des loges bleues (celles qui se limitent aux trois degrés essentiels) que de mettre en œuvre cet apprentissage :

 

C’est un exercice difficile et bien souvent chaotique, mais c’est possible et l’expérience prouve que cela peut se faire.

 

Cela suppose de travailler, de lire, d’observer, d’échanger et de réfléchir en utilisant tous les outils merveilleux de la recherche de la connaissance qui s’offrent à chacun(e) d’entre nous et en particulier la méditation que nous a légué la philosophie bouddhiste mais qui est aujourd’hui accessible à tous.

 

La loge est un lieu d’expérience et de réflexion qui facilite ce travail : un petit groupe d’hommes et de femmes avec leurs sensibilités, leurs personnalités, avec toutes les variantes d’humeurs, de défauts et d’espérances, qui acceptent de vivre ensemble l’espace de quelques heures par mois et de vivre, à travers la magie d’un rituel, un temps particulier d’exclusion des contingences habituelles ! Ils n’auraient eu aucune chance de se rencontrer tellement leurs parcours sont différents, mais ils peuvent s’enrichir mutuellement pour peu que chacun(e) n’essaye pas de convaincre, de faire du prosélytisme ou de jouer les « donneurs » d’ordre ! Simplement s’accepter !

 

Entre le travail personnel et le vécu de la loge, il peut se créer une dynamique personnelle qui nous fait percevoir que notre amélioration personnelle est possible ! Et cela, c'est proprement merveilleux !

Comment devenir franc-maçon.e ? 

Le plus simple est de solliciter un parrainage d'un(e) franc-maçon(ne) lorsque vous en connaissez un(e) dans votre entourage ;

Une autre solution est d'écrire à une loge proche de votre localité ;

On peut aussi écrire à une obédience qui ensuite vous mettra en relation avec une loge proche de chez vous.

Certaines obédiences permettent un contact via leurs sites  (voir quelques exemples ci-dessous).

Pour mémoire, rappelons qu'une demande est un premier pas qui permet d'explorer plusieurs solutions possibles selon chaque situation ; normalement, il n'y a pas de concurrences entre les loges ; les personnes qui vous répondront sauront vous orienter en fonction de vos propres préférences !

Comment devient-on Franc-Maçon - par Guy Arcizet - 2006

Questions fréquentes pour un(e) profane qui souhaite faire sa demande d'adhésion à une loge :

 

- Que dois-je dire à l'occasion des enquêtes et lors du passage sous le bandeau ?

Les enquêtes et le passage sous le bandeau font partie du processus débuté par la demande d'admission dans une loge maçonnique et à un premier entretien avec un (e) vénérable maitre(sse) ou un(e) représentant(e). Il est normal de se sentir anxieux(se) ; si vous devez être dans cette situation, soyez vous-même avec simplicité et authenticité ; vous n'avez pas besoin de plaire ou de vouloir donner des réponses que vous penseriez "dans la norme". Le plus important c'est de montrer que votre volonté de nous rejoindre est sincère et désintéressée.

 

- Et si mon conjoint n'était pas d'accord ?

L'appartenance maçonnique n'est pas stricto sensu dépendante d'un accord de couple et rien n'empêche que le désaccord de votre conjoint soit compatible avec votre initiation ; cependant cela risque de vous compliquer la tâche dans votre organisation pour assister aux tenues. Peut-être serait-il plus judicieux d'essayer de comprendre l'opposition de votre conjoint et le(la) rassurer ; les membres de la loge que vous avez contactée pourront sûrement vous aider dans cette démarche.

 

- Ne risque-t-on pas d'être déçu(e) ?

La déception est toujours possible si le désir n'est pas en harmonie avec l'objet de votre démarche et si votre motivation est d'ordre matérialiste. Parfois la déception peut poindre son approche lorsque le(la) profane s'imagine qu'elle va se retrouver dans un groupe appartenant à une catégorie sociale privilégiée. 

La meilleure manière de ne pas être déçu(e) c'est de prendre le temps de s'informer, de rencontrer et poser des questions. Vous n'êtes pas pressé(e), en Franc-Maçonnerie, le temps prend une autre dimension !

 

 

- Une loge mixte ou une loge féminine ?

Pour une candidate, cette question peut susciter des hésitations ; il me semble que certains éléments doivent être pris en compte :

- Tout d'abord, il est difficile de présenter une règle qui s'applique à toutes les situations, car la seule réponse que l'on peut faire serait "ça dépend !"

- Un premier élément mérite d'être pris en compte : plus que la mixité ou la spécificité féminine, la personnalité de la loge et son appartenance obédientielle peuvent être des critères importants : selon les pays, plusieurs obédiences peuvent rassembler des loges féminines et plusieurs obédiences peuvent accueillir des loges mixtes. D'autre part le choix du rite peut constituer un facteur décisionnel (voir le chapitre correspondant à cette question) 

- Quelle est la loge la plus proche de chez vous ?  s'il y en a plusieurs dans la proximité le choix sera plus facile alors que s'il n'y en a qu'une vous n'aurez pas le choix !

- Le principal intérêt de travailler dans une loge féminine est théoriquement de se mettre à l'abri d'un interventionnisme masculin régnant dans une loge mixte, parfois pesant et de favoriser l'expression d'un féminisme sans complexe ! Mais ce n'est pas toujours vrai ; j'ai connu des loges mixtes avec des majorités de soeurs très féministes et tout à fait à l'aise pour défendre leurs points de vue.

- Il est vrai que la mixité est un défi et que tout le monde n'a pas la même définition d'une mixité "idéale" !

- Au final, le plus important pourrait être l'adéquation entre la personnalité de la candidate et sa capacité à s'intégrer tout en restant elle-même ; sans en faire une panacée, on se référera à des généralités :

- une personnalité féminine timide et peu sûre d'elle sera peut-être plus à l'aise dans une loge féminine ;

- Une personnalité féminine avec une autorité naturelle ne se sentira pas en difficultés dans une loge mixte.

 

 

- Une loge mixte ou une loge masculine ?

Des banalités réductrices pourront être entendues sur ce sujet (la présence de femmes pourraient être perturbantes ; une loge mixte serait moins "sérieuse" qu'une loge masculine ; etc.) Il n'est pas conseillé d'en tenir compte.

Le choix du rite peut être un élément de choix (voir le chapitre correspondant)

Au final, le plus important pourrait être l'adéquation entre la personnalité du candidate et sa capacité à s'intégrer tout en restant lui-même ; sans en faire une panacée, on se référera à des généralités :

- une personnalité masculine timide et peu sûre d'elle sera peut-être plus à l'aise dans une loge mixte ;

- Une personnalité masculine avec une autorité naturelle ne se sentira pas en difficultés dans une loge masculine.

 

- Dois-je parler de mon homosexualité ?

L'homosexualité n'est normalement pas un critère de sélection pour être admis(e) dans une loge (sauf pour certaines obédiences en particulier américaines). Chacun est libre d'en parler ou non et le moment propice pour le faire. 

 

- Accepteront-ils(elles) que je sois musulman(e) ?

Autant la non-croyance en Dieu peut dans certaines loges être un motif de refus d'admission, autant la nature de la croyance en Dieu et le type de religion ne sont pas des critères de sélection.

 

- Et si "on" sait que je vais être franc-maçon(e) ?

L'appartenance maçonnique est encore dans certains pays un élément conflictuel qui peut créer des difficultés relationnelles avec les proches. Tout dépend du pays et du milieu dans lequel on se trouve. En Afrique par exemple la franc-maçonnerie est parfois considérée comme non conforme à la pratique coranique ; aux Etats-Unis, il est tout à fait admis d'afficher son appartenance maçonnique. 

 

Seul(e) le(la) franc-maçon(ne) est libre de dévoiler son appartenance maçonnique ; la seule obligation qui s'impose à lui (elle) est de ne jamais dévoiler un frère ou une soeur.

 

- Quel rite pourra le mieux me convenir ?

Il y a près d'une vingtaine de rites pratiqués en Franc-Maçonnerie : tous ne sont pas pratiqués dans tous les pays. 

Pour un(e) profane, le rite apparaît généralement comme un élément accessoire : il(elle) fait confiance à la loge qui a été choisie par l'intermédiaire du(de la) franc-maçon(ne) présentateur(trice) qui a coopté la demande. 

Cependant, il est clair qu'un(e) non croyant(e) sera sûrement plus à l'aise dans une loge pratiquant le rite français à 3 degrés que le rite écossais ancien et accepté à 33 degrés.

Une personnalité intéressée par l'occultisme et le mysticisme sera peut-être plus attiré par le rite de Memphis-Misraïm ou le rite écossais ancien et accepté que par le rite français à 3 degrés.

Un chrétien pratiquant aura un a-priori favorable pour le Rite Ecossais Rectifié.

Il est du devoir du (de la) Vénérable qui reçoit un(e) profane de l'informer de ce qui lui conviendrait le mieux.

- A quelles obligations dois-je m'attendre si je dépose une demande d'initiation ?

 

Il y a d'abord le processus d'acceptation de la demande ; ce processus comporte plusieurs étapes :

- des rencontres qui vont permettre aux responsables de la loge concernée de rédiger des  enquêtes (généralement il y en a trois) ; 

- le passage sous le bandeau : c'est une audition au sein de la loge (avec un bandeau sur les yeux) pour protéger l'anonymat des membres de la loge dans cette période d'instruction de la demande ;

- la réception de la réponse de la loge : ce peut être l'accord pour l'admission, le refus complet ou un ajournement pour ré-examen après une période de réflexion .

Ce processus peut prendre plusieurs mois selon l'activité de la loge et la période de l'année où la demande est déposée.

 

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