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C’est la guerre mais quelle guerre ?


La pandémie liée à l’infection au Covid-19 induit un bouleversement.


Que peut-on en penser ?


Les sociétés humaines ont jusque-là vécu sur des mythes ; cinq mythes nous imprègnent particulièrement :

  • Le mythe du Progrès,

  • Le mythe de l’Education,

  • Le mythe de la République,

  • Le mythe de la Paix,

  • Le mythe de la bonne gestion.


En réalité, tout en en rappelant les valeurs attachées à ces mythes, les gouvernants de tous les pays appliquaient des modes de fonctionnement fondés sur :

  • La préférence nationale,

  • La recherche du profit,

  • La loi du plus fort, avec une "démocratie, piège à cons",

  • L’exploitation outrancière des ressources naturelles,

  • La corruption,

  • L’hypocrisie éhontée,

  • L’endettement,

  • La course à la surproduction,

  • Une surpopulation non maîtrisée.


Depuis quelques années, une prise de conscience commençait à poindre concernant le risque d’un déséquilibre environnemental mettant en danger la survie de notre planète. Cette réalité a suscité un commencement de réflexions mais sans pour autant modifier les habitudes prises. Nous en sommes toujours au stade velléitaire.


Et puis, depuis fin décembre 2019, il y a cette montée progressive en puissance de cette pandémie liée au coronavirus Covid-19 qui désorganise complètement le fonctionnement des sociétés humaines avec deux conséquences majeures :

  • Un problème de santé publique qui aboutit à une incapacité programmée à prendre en charge un grand nombre de malades,

  • Un ralentissement, voire un arrêt, des échanges commerciaux.

  • Pour faire face à la situation, les gouvernants ont recours à deux types de mesures :

  • La militarisation plus ou moins camouflée des populations pour limiter « tant faire se peut » les échanges interhumains,

  • Le recours massif à l’endettement pour maintenir un semblant de relations économiques et le maintien de l’emploi.


Pour illustrer cette volonté de rester crédible en apportant une réponse qui puisse rassurer la population, Emmanuel Macron a utilisé la formule « Nous sommes en guerre ! ».


En rajoutant qu’il s’agit d’une guerre sanitaire, il donne l’objectif de vaincre ce nouveau virus responsable tout désigné de ce bouleversement.


Sérieusement, s’agit-il bien de cela ?


Ne pourrait-on pas observer que le mode de fonctionnement des sociétés humaines était arrivé à une telle somme de problèmes en instance, que les générations se transmettaient comme des « patates chaudes », que de nombreuses alertes laissaient présager que nous arrivions dans une « zone rouge » où la « surchauffe » ne pouvait pas ne pas se manifester ?

Les croyants ne sont-ils pas incités à penser que cette pandémie est peut-être un « don du Ciel » qui pourrait nous permettre de corriger les vices de notre fonctionnement sociétal ?


Les incroyants seront sûrement moins optimistes !


Ne pourrait-on pas dire que l’état de guerre préexistait à cette pandémie ?


Guerre larvée, avec des passages à l’acte loco-régionaux, guerre multiforme avec une prééminence économique et financière, guerre sans généraux affichés mais instrumentés par des apprentis sorciers irresponsables, guerres sociales ressemblant à des guerres civiles voyant les sociétés se déchirer !


Le coronavirus Covid-19 introduit un « parasitage » qui lève le voile sur nos dysfonctionnements et impose un changement brutal de la règle du jeu.


Mais ne joue-t-il pas le rôle facile du bouc émissaire ?


Quoi qu’il en soit, nous entrons dans une zone d’incertitudes aggravées pouvant conduire à une cascade de catastrophes incontrôlables.


Trois exigences semblent émerger :

  • Un rôle accru des états et des fédérations d’états pour imposer de nouvelles contraintes à la soi-disant liberté d’entreprendre,

  • La nécessité de l’entente des super états pour imposer au reste du monde un fonctionnement compatible avec la survie de notre planète,

  • Une plus grande conscientisation de la « société civile » pour jouer un rôle majeur dans la défense des intérêts vitaux.


Ne doit-on pas considérer que mettre fin à cet état de guerre endémique devient une absolue nécessité ?


Non pas en mettant fin seulement à cette pandémie car celle-ci s’estompera d’elle-même, mais en instaurant une paix durable seule condition à la pérennisation de notre survie !


Bien que la gestion par les obédiences de l’ordre maçonnique soit vraiment décevante, espérons que cette crise réveille les consciences. « Mesdames et Messieurs les conseillers de l’ordre arrêtez de jouer perso ! C’est trop grave ! » !


Si l’espoir d’une entente globale est illusoire, qu’au moins les obédiences maçonniques responsables se rassemblent pour privilégier l’étude des solutions possibles pour apporter une réponse à un désordre intolérable.

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 L'Idéal Maçonnique, Objectif Réflexion !

Il faut sauver la franc-maçonnerie !