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Comprendre le monde d’aujourd’hui, pour préparer le monde de demain !



L’évolution des connaissances, le développement des sociétés humaines et l’émergence de contraintes nouvelles remettent en question les croyances passées.


L’espoir que la formation du citoyen, l’accès plus large aux droits de l’être humain et la libéralisation des mœurs permettraient une ère nouvelle où la Paix et la concorde deviendraient des réalités, s’est révélé un mythe.


En même temps que la complexité du monde d’aujourd’hui s’affirme d’année en année, la résurgence du complotisme, du populisme et des approximations montre combien les êtres humains sont dans le désarroi.


Même si certains fondamentaux se retrouvent la démarche maçonnique aujourd’hui n’est forcément pas la même que celle de nos prédécesseurs. Elle ne peut être une démarche de proclamation de vérités toutes faites. Si on admet que la justification de cette démarche est d'apporter Paix et Harmonie aussi bien au niveau personnel que collectif, nous devons être conscient des réalités.


Cette démarche est de plus en plus une démarche de recherche et d’études, avec une nécessaire capacité de remise en question permanente.


Sans vouloir être exhaustif, on peut lister 14 réalités du fonctionnement du monde aujourd’hui.



1 — La crise de la démocratie :


Si autrefois la démocratie pouvait se résumer à la loi majoritaire du 50%+1, aujourd’hui ce n’est plus vrai. Le fait minoritaire ou ce qu’on appelle la minorité de blocage impose une nouvelle réalité.


La démocratie, c’était aussi la reconnaissance par la minorité du fait majoritaire. Aujourd’hui ce n’est plus vrai même dans les vieilles démocraties occidentales où l’on voit maintenant la remise en cause du choix majoritaire des citoyens par des groupements divers.




2 — L’hyperpuissance capitalistique :


Autrefois, les grandes entreprises capitalistes assuraient leur emprise sur l’économie mondiale avec le soutien des états ; aujourd’hui, même si cela reste vrai, on voit bien que le soutien des états n’est plus indispensable pour étendre la puissance du « capital ». Les états sont de plus en plus dépendant des choix stratégiques des grandes entreprises qui ont vu facilité l’accès au marché mondial des consommateurs.


Par ailleurs, il y a, de fait, une collusion entre les puissances financières et les dictatures ; c’est en particulier le cas de la Chine qui s’affirme de plus en plus comme un modèle dans ce mode évolutif des relations entre puissance financière et état dominant.



3 — La dégradation de la planète :


Elle est arrivée à un point tel que la question de la survie du monde vivant sur la planète Terre se pose. Ce grave problème n’a jusque là pas été pris en considération si ce n’est au niveau des déclarations d’intention de certains dirigeants.

Que ce soit les conséquences du réchauffement climatique, la disparition de certaines espèces, le problème de l’accès à l’eau potable, la pollution des océans, ou d’autres thèmes environnementaux, les voyants sont passés au rouge mais, globalement, le monde continue comme si rien ne se passait.


Tout indique que cette dégradation de l’environnement sur notre planète est la conséquence directe de l’hyperactivité humaine qui bouscule les équilibres au sein du monde vivant. Or cette évidence fait l’objet d’un déni des décideurs quant aux remèdes à y apporter.




4 — Le pouvoir de nuisance de la délinquance informatique :


L’actualité est riche du « brigandage » informatique qui permet de mettre en péril la sécurité des systèmes informatiques les plus performants.


Aujourd’hui on constate que personne n’est à l’abri ; si la sécurité des états, des collectivités locales et des entreprises devient l’objet d’une « guerre » informatique que se mènent les grandes puissances, sans vraiment le dire, que peut valoir une démarche raisonnée de relations internationales apaisées ?


Ipso facto une intense course à la maîtrise de la sécurité informatique est engagée au niveau des grands états dominants.



5 — La montée en puissance de l'intelligence artificielle :


C’est la grande nouveauté de ce XXIème siècle qui commence à monter en puissance pour transformer de nombreux secteurs d’activité.


Lorsqu’on lit des réflexions philosophiques sur la problématique de l’intelligence artificielle, on ne peut être qu’attristé de voir leur puérilité ! Il n’est plus temps de se poser la question de son contrôle ; sa puissance est devenue une réalité qui s’impose.


Les conséquences de cette emprise de l’intelligence artificielle dans les activités humaines commencent seulement à s’entrevoir ; il est indéniable qu’un bénéfice peut être observé mais il est clair que des changements pervers seront observés.




6 — L’impuissance judiciaire :


Un dicton dit bien que la justice n’est pas de monde mais l’espoir d’une justice terrestre a longtemps été un thème d’espérance.


Il est évident que ce qu’on appelle « l’hyper-juridisme » a transformé les enceintes judiciaires en théâtre où chacun joue un rôle, en sachant très bien que la sanction n’est plus un problème.



7 — La permanence de l’économie parallèle et du monde informel


On aurait pu croire que le monde moderne serait le monde de la transparence et du respect du formalisme ; la réalité montre que cela est un mythe des « bien-pensants », individus crédules et naïfs qui vivent dans un univers calfeutré.


L’économie parallèle et le monde informel c’est le monde de la corruption et des pratiques mafieuses où seule la loi du plus fort est respectée.


Malgré le loyalisme de nombreuses institutions et leur activité de contrôle, cette permanence d’un espace « hors-la-loi » n’est possible que du fait d’une complicité objective entre des acteurs légaux et les membres des réseaux mafieux.



8 — Le fossé grandissant entre experts et citoyens :


Qui ne s’est pas émerveillé des grands discours sur l’éducation citoyenne, la coresponsabilité ou la participation ? Le Verbe est d’abord mensonge !


Autre réalité du monde d’aujourd’hui, la complexité des sujets entraîne la spécialisation, elle-même accessible qu’à condition de mois et d’années de travail ! Le simple citoyen se trouve ipso-facto dans la seule alternative possible : accepter ou refuser, sans pouvoir comprendre !


L’épidémie de la Covid-19 en a donné un exemple extraordinaire avec en particulier l’épisode où les experts médicaux se sont trouvés confrontés à un « fort en gueule » complètement irrationnel qui, sous prétexte d’un titre et d’une fonction, a su capter l’affection du grand public en dehors de toute rationalité.




9 — Le déclin des religions


Si, on a pu se demander si le XXIe siècle serait spirituel ou ne serait pas, on peut aujourd’hui répondre qu’il ne sera pas religieux ! Si les grandes religions restent des institutions respectées dans de nombreux pays, on constate d’une part qu’elles ont perdu leur crédibilité et d’autre part qu’elles sont victimes d’une sorte de désagrégation avec l’émergence de multiples entités scissionnistes concurrentes.


Enfin, l’augmentation régulière de l’athéisme et de l’incroyance dans l’opinion publique mondiale (voir tableau ci-contre) se vérifie.




10 — La surpopulation mondiale


La démographie mondiale est une grille de lecture de notre monde qui s’impose ; avec plus de 7 milliards d’habitants aujourd’hui et plus de 10 milliards à la fin de ce siècle, la surpopulation semble incontrôlable. Au-delà de ces chiffres globaux, la répartition de cette surpopulation permet de comprendre l’inéluctable immigration vers des territoires plus accueillants.




11 — L’importance de la recherche scientifique


C’est la science qui a façonné la modernité et les « progrès » ressentis dans le mode de vie des terriens favorisés et c’est encore de la capacité de la recherche scientifique à permettre de combler les lacunes de la connaissance que dépend notre avenir.


Seuls les grands états sont en capacité de financer une recherche scientifique de pointe ; aujourd’hui deux domaines semblent prioritaires : la conquête spatiale et le monde du vivant.


12 — Le cadre étroit des états-nations :


Si la nation reste une référence ethnique qui motive des revendications indépendantistes, on voit bien les limites de ce cadre institutionnel. C’est sans nul doute une des difficultés de l’intégration européenne. Si l’évolution récente se confirme, le XXIème siècle devrait voir émerger un ensemble européen cohérent.


Pour cette vieille Europe qui a dominé le monde c’est une nécessité vitale de pouvoir accéder au stade fédéral.



13 — Le déclin de l’occident


L’occident regroupe l’Europe et les Etats-Unis d’Amérique. Il reste, grâce aux USA, un des «maîtres » du monde du fait de son avance technologique et de l’importance de son capitalisme financier.


Cette prépondérance subit malgré tout un grignotage continuel du fait de l’expansionnisme chinois.



14 — La difficile reconnaissance de la féminité


Dans tous les pays de notre planète, le machisme domine le monde. Si la féminité commence à être reconnue en Occident, cela ne concerne qu’une faible part de la population mondiale.

Ce mode de relation des genres reste le modèle de référence depuis des siècles et pourtant la « cause des femmes » progresse et s’affirme ! Cela prendra sûrement du temps mais c’est une cause juste qui finira par s’imposer.


En franc-maçonnerie on a trouvé l’astuce du « masculin neutre » pour justifier une pseudo-neutralité des fonctions et maintenir la masculinité des titres. Seule la Grande Loge Féminine de France a résisté en ce qui concernes les trois premiers grades.


Comment comprendre qu’en maintenant cet archaïsme, les obédiences dites « mixtes » maintiennent une perversion de l’esprit qui nie la féminité ?


Cette perversion a un nom ! Elle s’appelle « soumission » ! C’est pour arrêter cette soumission que les femmes ont souhaité se libérer !


Cette soumission, certaines femmes l’acceptent du fait du chantage affectif que les hommes ont l’habitude leur faire ! Il faut que cela cesse !

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