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La problématique du risque de la désintégration sociale à l’aune de la pandémie au Covid-19





C’est un lieu commun d’affirmer que, depuis leur apparition sur cette planète, les humains ne peuvent préserver leur pérennité que grâce à leur organisation sociale. Au tout début de l’humanité, l’organisation sociale de base était représentée par le groupe tribal. Au fur et à mesure que les populations se sont développées, d’autres formes de socialisation sont apparues avec in fine la création des états nations.


Cette nécessité de préserver la pérennité de l’espèce humaine par l’intermédiaire de groupements sociaux protecteurs a longtemps été compatible avec la concomitance de conflits entre les différentes communautés. Lorsque le groupe tribal se divisait, soit les vaincus étaient tués soit ils s’enfuyaient pour créer une autre communauté sur un autre territoire. A un autre niveau, les guerres aboutissaient à une assimilation forcée de la majorité des habitants du territoire conquis. Le développement économique était encore compatible avec les divisions nationales et communautaires car les échanges restaient réduits et chaque entité pouvait garder une autonomie.


Progressivement, l’interdépendance des différentes sociétés humaines s’est accrue et la mondialisation économique est devenue une réalité.


Si la référence nationaliste reste un cadre juridique, l’espèce humaine se trouve, de fait, regroupée dans une société de plus en plus univoque. Les modes de vie s’uniformisent, les échanges se sont intensifiés, les économies se sont imbriquées, des alliances régionales inter-étatiques se sont constituées. Les conflits entre les grandes puissances ont progressivement pris fin ; seuls les conflits régionaux persistent encore. Si le désir de Paix est souvent présenté comme une exigence morale, il ne faut pas oublier qu’il est aussi inhérent à cette obligation atavique de préserver l’espèce humaine.


Jusqu’à aujourd’hui, les grandes pandémies, tout en affectant des millions d’êtres humains, ne semblaient pas mettre en jeu le fonctionnement social des communautés non concernées ; de la même manière que les grandes guerres, les pertes humaines étaient vite compensées par l’accroissement démographique et le dynamisme économique. A côté des nations affaiblies, d’autres nations prospéraient.


La pandémie au Covid-19 a cette particularité d’affecter l’ensemble des régions du globe terrestre aussi bien au niveau sanitaire qu’au niveau économique. Elle survient par ailleurs dans un contexte où le dérèglement climatique fragilise déjà la préservation du vivant. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité et pour des raisons différentes, les êtres humains, quelque soit la région du globe qu’ils habitent, peuvent prendre conscience que leur existence collective est menacée.


On imagine le désarroi que cela va provoquer aussi bien parmi les élites dirigeantes que dans les populations au fur et à mesure que la prise de conscience sera effective.


Cette prise de conscience peut être une chance si les forces de désintégration sociale voient leur influence décroître au profit de l’exigence de notre pérennité d’espèce.


Que valent les conflits régionaux, les revendications catégorielles, les conflits inter-religieux, les nationalismes face à cette exigence de survie ? Pas grand-chose sur le fond !


Encore faut-il que la prise de conscience s’opère ! Mais rien ne laisse entrevoir que cette obligation génétique de trouver une solution qui préserve le groupe humain de sa perte ne soit pas un puissant levier qui motive une ultime sagesse !


Car aujourd’hui, la pandémie au Covid-19 associée au dérèglement climatique, dans un contexte où la mondialisation est devenue une réalité, met en péril le groupe humain terrestre dans son ensemble ! Les divisions territoriales sont balayées ! Les nationalismes sont banalisés ! Les états réduits à des structures dépassées ! Le temps des guerres inter-humaines est dépassé par une autre réalité : vivre ou mourir à l’échelle de notre globalité !


Si un nouveau monde doit voir le jour c’est parce que ce sera la condition de notre survie !


Quelles solutions seront trouvées ?

Quelle organisation sociale s’imposera ?


Je me garderai bien de faire des supputations car tout est possible quand l’esprit humain se trouve acculé devant un précipice ! Mais, nul doute que la vitalité de notre envie collective de vivre trouvera la solution !

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