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"André, mon très cher André", poème pour un frère mourant

Mis à jour : févr. 3

Un de mes frères, considéré comme un incurable, est sur le point de mourir ; il en a conscience et accepte l'échéance. Je lui ai offert ce poème :




A toi, mon cher André


André, mon cher André,

Tu m’annonces que tu pars.

Ton regard si doux,

Me montre que t’es à bout

Acceptant le départ

Tant de fois repoussé.


Grand corps malade,

Te voilà à la fin,

Après tant d’années

De courage acharné

Contre ces aigrefins

Objets de tes ruades.


Te voilà résigné

De voir ta monture

Proche du grand repos,

Te mettre en lambeaux

Abaissant la voilure,

Annonçant ton décès.


Sur ton lit de malade

Dans une chambre anonyme

Ton esprit vagabonde.

Ce n’est plus ta faconde.

Tu cherches un choronyme

En guise d’escapade.


Que te dire,

Mes larmes n’t’apportent rien.

Mon amour impuissant

En devient indécent.

Je t’admire de te voir aérien

Avec tous ces souvenirs.


Chapeau mon cher André

Tu seras un exemple,

Un repère, pour celui qui arrive,

Une jeunesse pensive

Au regard surprenant,

Ton petit-fils adoré !


Digne et mesuré,

Tu affrontes serein

L’inéluctable fin.

Emportes dans ton voyage,

Une sorte de confiage,

Toute ma fraternité.



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