Rechercher

Une épidémie révélatrice de nos contradictions

Dernière mise à jour : mai 8



L’épidémie de la covid-19, qui n’en finit pas de s’étendre, agit un peu comme ce qui se passait dans les labos de photographie d’autrefois où l’on voyait progressivement l’image se former sur le film plongé dans le bac du révélateur.


Et que voit-on aujourd’hui ?


  • Un système médical hospitalier incapable de s’adapter à une configuration nouvelle où une maladie peu grave statistiquement exige, pour la minorité atteinte de détresse respiratoire, une assistance technologique performante pour lui permettre de passer le cap dangereux.

  • Un Etat et une Europe, incapables de mettre en place une vaccination de masse rapide et performante, en se laissant piéger par le jeu de la concurrence internationale et de la « loi du marché » qui permet aux entreprises productrices des vaccins de se jouer de leurs engagements.

  • Une dépendance vis-à-vis des laboratoires de recherche dont on attend avec impatience la découverte de nouvelles molécules pouvant avoir une action thérapeutique antivirale rapide et efficace.

  • Une société, qui ne vit que par et pour la jouissance de son haut niveau de vie, incapable de comprendre qu’elle doit changer son mode d’existence pour limiter la propagation de l’épidémie.

  • Des élites qui n’ont pas compris l’épisode historique que l’on vit et qui continuent de se référer à des « valeurs » d’une autre époque : il y a « le feu » sur la planète Terre mais l’important c’est de préserver les « avantages acquis » des bobos franchouillards !

  • En secrétant une psychose conjoncturelle, l’épidémie favorise dans l’opinion publique les replis sur soi, les délires complotistes et le recours à la violence.

  • Une économie sous perfusion avec une inquiétude sous-jacente sur sa capacité à assumer un endettement abyssal.

  • Une population européenne vieillissante qui s’aperçoit aujourd’hui de sa dépendance à la jeunesse des nouvelles générations n’ayant pas les mêmes références culturelles et ayant compris qu’elles peuvent aujourd’hui avoir des exigences et les imposer.


Au total, cette épidémie nous révèle une société occidentale fragile, morcelée, désunie qui pourrait très bien s’effondrer et se transformer profondément.



Et la franc-maçonnerie dans tout cela ?


En dehors de celles et de ceux qui se lamentent de ne plus avoir leurs deux tenues mensuelles, des obédiences qui s’inquiètent de voir leurs nombres d’adhérents diminuer, et des marchands du temple qui n’arrivent plus à écouler leurs pacotilles, les franc-maçonnes et les francs-maçons isolément s’inquiètent mais aucune voix d’intellectuel-le-s maçon-ne-s ne se fait encore entendre pour donner une espérance !



Et pourtant, elle existe !


L’histoire de l’humanité montre que ces épidémies peuvent aussi être des marqueurs ! Si aujourd’hui l’image révélée de nos sociétés par l’épidémie n’est pas vraiment « belle », elle nous permet de prendre conscience de ce qu’il convient de réformer ; sans être exhaustif certains sujets semblent prioritaires :

  • L’importance de la recherche médicale et scientifique qui devrait être une priorité sociétale !

  • Une réduction de notre consommation afin de privilégier l’essentiel et orienter l’activité humaine vers la préservation des espaces pour les autres formes du vivant.

  • Apporter plus d’humanité, de sociabilité, que dis-je, de fraternité, dans les relations humaines de proximité.

  • Réformer cette bureaucratie technocratique autosatisfaite qui n’en finit pas de parader sans jamais être responsabilisée.

  • Créer des relations internationales qui prennent en compte la nécessité de la Paix et la résolution des conflits !

Espérons ...

218 vues1 commentaire