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La construction européenne, une marche de longue haleine

May 17, 2019

 

On vient de fêter le 9 mai, le 69ème anniversaire de la déclaration de Robert Schumann (Ministre français des affaires étrangères) du 9 mai 1950 qui a appelé à la mise en commun de la production de charbon de l’Allemagne et de la France. Sept ans après c’était le 25 mars 1957 la création, par six pays européens (la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la République fédérale d’Allemagne (RFA)) de la Communauté Economique Européenne (CEE)  et de la communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom). Le 1er janvier 1999 ce sera la mise en place de l’Euro, la monnaie commune, par onze pays européens (Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal et République Fédérale d’Allemagne).

 

Aujourd’hui, l’union Européenne rassemble 28 états (l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède).

 

Certains s’impatientent, en jugeant que les résultats de cette union européenne ne sont pas à la hauteur des espérances ; le Royaume-Uni déclare même forfait.

 

Cela pourrait paraître ridicule d’imaginer que cette construction européenne puisse avoir en moins de cent ans des retombées significatives sur le quotidien des millions d’européens et pourtant la campagne électorale pour les élections européennes est remplie de dénigrement sur la justification de cette union.

 

Dans les loges mêmes, le courant euro sceptique est influent ; il alimente, sous prétexte d’un risque de moindre laïcité, une opposition à l’intégration européenne.

 

Peut-être est-il nécessaire de prendre de la distance.

 

Si on reprend le déroulement historique de la constitution des grands ensembles géographiques on voit bien que l’on retrouve toujours quatre éléments :

  • Une volonté politique forte qui justifie l’union pour des raisons essentiellement stratégiques,

  • Une réalisation lente et progressive de l’Union.

  • Une résistance interne d’intérêts catégoriels,

  • Une opposition externe émanant d’autres structures jugeant l’union préjudiciable à leurs intérêts.

On pourrait prendre l’exemple de l’union de la Bretagne au Royaume de France ; ce fut l’objet du traité de Vannes du 7 août 1532.  Si aujourd’hui, plus de 450 ans après, on peut estimer que l’union est rentrée dans les mœurs, il n’en existe pas moins une opposition virulente. Il est clair que la justification principale aura été l’intérêt stratégique du Royaume de France qui obtiendra satisfaction grâce à l’habileté de Charles VIII.

 

Si la motivation de l’Union européenne a d’abord été économique, on voit bien qu’aujourd’hui la principale problématique a trait à la relative imprécision de la volonté politique des dirigeants à construire une réelle union européenne.

 

Il faudra sûrement du temps pour que cette patrie européenne devienne incontournable et c’est normal.

 

Au début du XXième siècle il y avait encore de nombreuses communes du Finistère qui se sentaient plus bretonnes que française et aujourd’hui encore on voit le slogan « Breton toujours, Français jamais ! » inscrit sur certains murs sans que cela ne gêne personne.

 

Il en sera de même pour le sentiment européen au regard des identités régionales.

 

Si l’Europe veut garder son identité, elle doit s’unir pour résister aux autres grandes puissances : la Chine, les Etats-Unis, la Russie et demain l’Inde. Seule l’Union Européenne sera capable de développer un budget de recherche capable d’anticiper sur les investissements futurs ; seule l’Union européenne sera capable de préserver un haut niveau de justice sociale par rapport à ce qui peut exister dans le reste du monde.

 

Les francs-maçons européens ont vocation à se rapprocher et à imaginer une structure commune.

 

Tout cela ne se fera pas facilement mais nous sommes sur le chemin et tout se fera progressivement. même si l'europe n'est pas spécialement royaliste, nous pouvons faire nôtre la devise de la Belgique "L'union fait la force !".

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July 1, 2015

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