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Préparer sa mort ! Pourquoi ? Comment?

May 23, 2019

 

Si en loge, par une série de « transferts », la mort n’existe pas vraiment, dans la vie de tous les jours, c’est une réalité !

 

Tout se passe comme si cette réalité faisait l’objet d’un déni jusqu’au jour où elle fait irruption dans notre vie parce qu’un parent, un-e ami-e ou un proche a cessé de vivre ; à cette occasion, pendant quelques jours, nous nous laissons aller à penser à notre propre disparition, et puis les préoccupations quotidiennes reprennent et nous repoussons à plus tard la poursuite de la réflexion commencée.

 

Si, pour le commun des mortels, ce déni regrettable peut se comprendre , pour un-e franc-maçon-ne se devrait être une préoccupation majeure afin d’aboutir à une vision apaisée de notre fin de vie.

 

La liberté de conscience permet à tout franc-maçon d’aborder cette réflexion en toute liberté ; s’il y a ceux qui ont des convictions et d’autres qui vivent toujours dans un doute sur la réalité de la persistance d’une existence spirituelle post mortem, nous sommes tous plus ou moins angoissés par ce que nous imaginons être le vécu de la fin de vie :

  • Allons nous souffrir ?

  • Serons-nous diminués physiquement et ou mentalement ?

  • Devrons nous imposer à nos proches une servitude qui pourrait aliéner leur disponibilité ?

  • Notre disparition ne risque-t-elle pas de laisser nos proches dans une difficile situation ?

Mais comment meurt-on ?

 

Les connaissances scientifiques permettent de dire que, dans une grande proportion, la mort est programmée ; c’est l’échéance normale d’une dégradation progressive du fonctionnement biologique qui aboutit à une défaillance cardio-vasculaire et cérébrale.

 

Cette dégradation progressive peut s’accélérer soit du fait des conditions de vie (en particulier la pollution, l’intoxication tabagique, les troubles alimentaires), des infections, des accidents, des troubles comportementaux (par exemple le suicide) ou des agressions subies. La constitution génétique joue aussi un rôle important en particulier pour le décès des plus jeunes.

 

L’âge du décès a tendance à introduire des attitudes différentes ; plus il est jeune, plus il suscite l’indignation et la compassion ; plus il est avancé, plus la mort est mieux acceptée par l’entourage.

 

Selon le niveau de vie du pays, les conditions des décès diffèrent : dans les pays dits pauvres, les infections sont une cause importante et touchent des populations jeunes ; dans les pays occidentaux, les accidents vasculaires cérébraux sont au premier plan.

 

Préparer sa mort, c’est d’abord un travail de rédaction !

 

Il s’agit de rédiger ce qu’on appelle, les directives anticipées ; quel que soit le pays, ces directives seront le guide que devront suivre les proches dès que notre conscience sera altérée ou que notre autonomie sera fortement diminuée.

 

En France, la loi Léonetti impose de respecter ces directives anticipées. Malheureusement elles ne sont que très rarement présentes !

 

Autre travail de rédaction pour la France : la nomination par chacun d’entre nous d’une personne de confiance qui aura la charge de prendre des décisions nous concernant. Cette personne de confiance peut être un membre de notre famille mais ce peut aussi être un-e ami-e, voire un membre de notre loge.

 

Troisième document important, le testament qui reprendra les informations des directives anticipées et de la personne de confiance en ajoutant des dispositions concernant la succession ; peuvent aussi figurer dans le testament des réflexions personnelles à l’égard des proches et des amis.

 

Naturellement, ces documents devront être mis en lieu sûr afin d’être facilement accessible.

 

Rappelons que ces documents peuvent être refaits à tout moment selon les desiderata de la personne concernée ; seuls les derniers en date auront valeur juridique.

 

Préparer sa mort c’est comprendre qu’elle peut survenir à tout moment et qu’en conséquences il faut savoir mettre de l’ordre dans ses affaires personnelles et surtout vivre dans l’ordre !

 

Préparer sa mort c’est aussi être capable d’évaluer la probabilité de sa survenue en fonction de la vie qu’on a mené :

 

A titre d’exemple : Si on admet que le tabagisme, l’hérédité et la pollution favorisent la survenue d’un cancer, il est logique de surveiller les signes annonciateurs de son apparition, si on veut espérer le soigner à un stade où il peut être encore guéri. Si on refuse toute exploration systématique, on peut penser qu’on accepte le risque d’une évolution qui amènera le cancer à un stade avancé rebelle à tout traitement et donc susceptible d’entrainer un décès prévisible.

 

Préparer sa mort, c’est, enfin, l’accepter, c’est-à-dire la replacer dans la grande chaine des générations successives. C’est sur ce point que l’engagement maçonnique devrait être un recours exceptionnel.

 

Si en loge, nous parlons peu de la mort réelle, c’est parce que nous apprenons que la mort n’arrête pas la vie qui nous apparaît comme des transmissions successives.

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