Articles du blog

Donnons à ce monde beaucoup d'espoir

August 23, 2019

 

L’observation banale des échanges entre les êtres humains permet de constater trois constantes :

  • Nous n’arrêtons pas de nous plaindre : que cela soit du temps, de la maladie, des autres, du gouvernement, du grand capital, des femmes, des étrangers, et autres motifs …

  • Nous regrettons souvent le « bon temps », le temps de notre enfance ;

  • Nous prévoyons la catastrophe à venir sous peu !

 

Tout semble indiquer qu’un mal-être est bien présent dans notre société.

 

Avec l’omniprésence des réseaux sociaux, ouverts à tous ou presque, la caisse de résonance, qu’ils constituent, amplifie le phénomène.

 

L’anonymat joue aussi son rôle en permettant une impression  d’impunité et d’irresponsabilité, autorisant la possibilité de briser des interdits.

 

Il y a les paroles mais il y a aussi les actes qui témoignent du mal être d’une frange de la société constituée par des individus qui n’hésitent pas à détruire ce qui, pour eux, symbolise les responsabilités de ce mal être : les boutiques de luxe, les bâtiments des puissants, les permanences des élus, etc.

 

Tout se passe comme si on oubliait la complexité des sujets pour en revenir à une binarité simpliste : les gentils et les méchants !  Les pauvres sont des gentils et les riches sont forcément des méchants : alors, il est juste de taper sur les riches ! Mais il y a aussi des riches gentils qui eux se débrouillent pour mettre en avant leur gentillesse.

 

Les médias, avides d’audience, savent très bien utiliser ce levier pour faire des gros titres à partir de faits divers ! On se préoccupe peu de la vérité car l’importance c’est de raconter une belle histoire mélodramatique où le gentil sera la victime du méchant, de façon qu’à la fin, tout le monde puisse crier haro sur le méchant !  Les fake-news et le complotisme sont de bons ingrédients pour alimenter le mécanisme.

 

 

 

Ce mal-être, ce désespoir, qui s'exprime si souvent devient facilement anxiogène. Il nous influence d'une manière ou d'une autre. Les discours humanistes sont très vite tournés en dérision. Pourquoi vouloir sauver des migrants perdus en pleine mer ? L’évidence de la compassion n’est pas si partagée que l’on croît ! Ce mal-être et ce désespoir peuvent ainsi se transformer en un discours haineux.

 

Le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie.... une haine vieille comme le monde, que l'on retrouve dans les livres d'histoire. Inventer une cause imaginaire à nos malheurs, ne serait-ce pas une façon de les justifier ?

 

Cette haine et l’intolérance qui l’accompagne ne sont-elles pas le résultat d’une incompréhension du monde vivant ? Pendant des siècles les êtres humains se sont laissés bercés par l’espérance d’un monde meilleur qu’il soit religieux ou que cela soit le mythique progrès ! Et aujourd’hui, le rideau se lève sur une réalité beaucoup plus complexe : c’est le vertige qui nous prend !

 

Pourtant, être humaniste peut donner une force. C'est un défi de pouvoir se dire :

 

«Non! L'autre n'est pas cet ennemi que je dois détruire !».

 

 «Non! Notre désespoir ne vaincra pas notre tolérance».

 

 «Non! Ma peine ne se vengera pas sur les autres».

 

Être maçon pourrait peut-être consister à promouvoir une vision positive de la vie sociale ; être ensemble permet, outre l’entraide et la solidarité, une stimulation collective,                              le développement d’un imaginaire stimulant pour résoudre les problèmes vécus.

 

Etre maçon, c’est faire le pari de l'intelligence de l’être humain !

 

Pour un monde plus juste, plus cohérent, plus tolérant, donnons à ce monde beaucoup d'espoir.

 

NDLR : lire aussi un article de Gabriel Epixem sur GADLU.Info

Please reload

Blog de l'idéal maçonnique

July 1, 2015

1/1
Please reload

Articles récents
Please reload

 L'Idéal Maçonnique,

Objectif Sagesse !