Réflexions sur la spiritualité

Articles de la page 

Spiritualité, quesaco ?

Les colloques sur la spiritualité

A propos de la spiritualié maçonnique

Masonic rituals and modern spirituality

La démarche maçonnique et la crise de la spiritualité

Le mont Fuji, symbole de la spiritualité

Impressions de lecture : La spiritualité, à quoi ça sert ? par Louis Trébuchet

Compte-rendu du colloque "Spiritualités et coexistence" du samedi 19 janvier - Paris

Intelligence artificielle et spiritualité

Interview de Jacques Ferber par Florence Quentin - Une réalisation de Baglis TV (s'abonner)
Jacques Ferber est professeur d’université en Intelligence Artificielle et spécialiste de sciences cognitives. Il s'est formé au tantra, au reiki, à l’analyse symbolique des rêves et des mythes, au yoga, à la méditation, à des techniques de soins énergétiques et à différentes traditions spirituelles.

La spiritualité,  quésaco ?

Il y a les définitions que chacun peut consulter dans les dictionnaires et il y a l’objet de recherche.

Pour expliciter ce concept, nous retranscrivons des extraits de la présentation du colloque qui s’est tenu en octobre 2017  à l’université de Rennes. Ce colloque universitaire avait pour titre «Le spirituel, concept opératoire en sciences humaines ? »

 

Voilà comment Mme le Professeur Claude Le Fustec  exposait la problématique de la spiritualité :

« ... Comment nommer ce qui déborde les positivités de l’existence ? Comment caractériser la quête esthétique, politique ou existentielle, que différents acteurs sociaux cherchent à approcher en des domaines aussi variés que l’art et la littérature, la sociologie, l’éducation, la philosophie de l’environnement ou les soins médicaux ?

Au-delà des termes mystique et religieux, trop connotés et, à plusieurs égards, réducteurs de l’expérience humaine dans sa diversité, la notion du spirituel s’invite depuis plusieurs décennies dans ces considérations épistémologiques (Foucault 1979, 2001 ; Hadot 2002, 2008 ; Le Brun 2015 ; Vesperini 2015).

Dans le domaine des soins de santé, plusieurs chercheurs ont recensé des centaines de définitions différentes du spirituel et malgré une certaine confusion sémantique, veulent garder le terme (Swinton 2001 ; Pesut et al. 2008 ; Swinton & Pattison 2010 ; Jobin 2012).

Dans les études indigènes, la notion de spiritualité permet de rendre compte de la singularité des rationalités autochtones dans leurs rapports au monde et à la notion de nature (Sefa Dei 2000 ; Goldin Rosenberg 2000).

En philosophie de l’environnement et dans la pensée de la décroissance, le spirituel s’avère aujourd’hui un incontournable pour penser la crise climatique et proposer des solutions durables aux défis contemporains (Bourg & Roch 2010 ; Viveret 2012 ; Egger 2012).

Dans une philosophie athée également, ou résolument loin des traditions religieuses, un discours autour du spirituel s’affirme (Ferry 2010 ; Comte-Sponville 2006).

Dans les lettres et les arts contemporains, constitués par détachement du religieux, la question du spirituel ne fait pas moins débat.

Les problématiques de l’inquiétude de l’absolu (Jossua 2000), de l’immémorial (Thélot 2011), de l’émerveillement (Boblet 2011), de la beauté (Froidefond & Rabaté 2016) entre autres, hantent toujours la littérature.

Dans la « théorie française », même, se révèle une dimension spirituelle insoupçonnée (Caputo 1997).

De plus en plus clairement avec le déclin des références religieuses en Occident et la complexification du rapport à la transcendance (C. Taylor 2007), il devient impératif de repenser le lien entre esthétique et spiritualité (cf. la collection « Esthétique et spiritualité » chez E.M.E., 2012 et s.). »

 

Ce texte nous semble toujours d’actualité et bien qu’il ne nous sera pas possible lors du colloque du samedi 8 décembre 2018 de tout aborder, la qualité des intervenants et leurs implications dans une recherche personnelle et partagée nous incitent à penser que nous vivrons, à cette occasion, un grand moment de réflexion.

Diaporama sur la nécessaire coexistence des spiritualités

La spiritualité : le thème qui mérite des colloques

 Nous vous présentons une liste non exhaustive des colloques, conférences, journées d’étude s’étant tenus en 2017 et 2018.

  • Colloque Le spirituel, un concept opératoire en sciences humaines ?, les  19 et 20 octobre 2017 à Rennes—Université de Rennes 2

  • Colloque Spiritualité dans les soins ?, les 15, 16 et 17 février 2018 à Paris, co-organisé avec le Département Éthique biomédicale du Centre Sèvres (sous la responsabilité du P. Bruno Saintôt) et le Réseau international Santé, Soins et Spiritualités (RESSPIR) ainsi que des institutions de soin de la région parisienne.

  • Journée de recherche sur le thème Quels temps et place de la spiritualité en gestion ? - Paris, 22 mars 2018, co-organisée par l’Université Paris 2 et le LARGEPA avec le soutien de l’AGRH .

  • Colloque Voyages et spiritualité dans les cultures classiques et néolatines , 17, 18 mai 2018coorganisé les  par les groupes de recherche ACRIL (Artes CRItica Linguistica) et Connexion française  Université catholique Pázmány Péter, Institut d’Études romanes —Budapest, Hongrie

  • Colloque Education et Spiritualité, 16 et 17 juin 2018, Université de Craiova, Roumanie , organisé par le département pour la formation du personnel enseignant de l’université de Craiova (Roumanie)  ̶et le Centre de Recherches en Psychopédagogie (CCPP).

Sans oublier le colloque "Spiritualités et coexistence" qui s'est déroulé à Paris le 19 janvier 2019 : voir le compte-rendu !

A propos de la spiritualité maçonnique

La spiritualité est une activité de l’esprit : si elle a longtemps (et encore aujourd’hui pour de nombreux êtres humains)  concerné la métaphysique et les questions existentielles sur tout ce qui touche à l’irrationnel, elle a aujourd’hui un sens beaucoup plus large qui englobe toute l’activité cérébrale ; la spiritualité est aussi devenue un domaine de réflexion des SHS (sciences humaines et sociales).

 

Domaine de prédilection des religions, de la théosophie, du spiritisme, de l’animisme et des différents ésotérismes, elle constitue pour beaucoup une espérance : non nous ne mourrons pas, notre existence pourra se poursuivre sous une autre forme et nous pouvons espérer trouver dans un autre monde la Paix et l’Harmonie que nous recherchons. A chaque communauté de délivrer « un mode d’emploi » pour le devenir des « âmes ».

 

Le problème, c’est que tout cela repose sur une supposition que certains appellent une foi ; aucune certitude ne peut être affirmée.

 

Car pendant que nous philosophons sur cette soi-disant éternité , le monde vit et se détruit ; tout doucement autrefois et de façon plus rapide depuis un siècle ! De là à déduire que la spiritualité est une impasse, et que ce n’est pas elle qui va apporter les solutions , il n’y a qu’un pas qui est de plus en plus franchi par tous ceux qui doutent !

 

La démarche maçonnique est forcément concernée par la spiritualité qui imbibe tous les rites. Mais la spiritualité en loge est laissée au gré de chacun ; certaines loges l’associent à l’étude du symbolisme et au déroulement du rituel, d’autres en font une exigence mystique !  D’autres encore se contentent de rituels a-minima et se préoccupent des questions juridiques et sociales pour réclamer plus de Justice et de Solidarité.

 

Au total, en loge on se préoccupe peu de la crise de la spiritualité ; et pourtant plusieurs questions se posent :

  • Si la démarche maçonnique n’est que spiritualité, et si la spiritualité s’avère un échec, à quoi bon rester franc-maçon ?

  • Si la spiritualité est une recherche personnelle, pourquoi pas ? Si cette recherche est une impasse , que faire ?

  • Spiritualité pour toi est-ce pareil que pour moi ?

  • La spiritualité est-ce un truc de gogo ?

  • La spiritualité se résumerait-elle à des « Faut qu’on » et des « Y-a qu’à » ?

 

En vérité, comme toutes les sociétés humaines, les francs-maçons sont traversés par des influences contradictoires :

  • Nous souhaitons un monde meilleur mais nous nous décourageons de voir le progrès technique devenir une autre cause de nos malheurs !

  • Nous espérons l’amour universel mais nous craignions de nous confronter à d’autres réflexions !

  • Nous croyons en l’être humain mais nous voudrions que les autres pensent comme nous !

  • Nous prônons une éthique exemplaire mais nous faisons preuve d’un laxisme qui nous déconsidère !

 

La préoccupation sociale de nombreux francs-maçons peut réincorporer la spiritualité dans son champ d’intervention mais non pas dans l’optique d’y trouver une « espérance » mais simplement parce qu’elle concerne le « vivre ensemble » et qu’à ce titre elle est respectable !

 

Apprendre le « Vivre ensemble » ce n’est pas refuser de parler des questions qui fâchent ! C’est justement d’en parler sans passion ni mouvements de manches ; c’est s’y pencher pour leur trouver une solution acceptable par tous !

 

Vivre ensemble c’est savoir valoriser le consensus et limiter le vote majoritaire qui ne favorise pas vraiment le vivre ensemble  !

 

Si les loges devenaient des lieux modèles du vivre ensemble, nul doute que la spécificité maçonnique serait reconnue et respectée.

Si on admet que la spiritualité peut se comprendre comme une activité de l’esprit humain et qu’elle n’est pas uniquement du domaine des religions, on pourra distinguer plusieurs formes de spiritualité maçonnique ?

 

Cinq grandes catégories de spiritualités composent « l’univers » maçonnique :

 

- La spiritualité primordiale du GADLU,

- La spiritualité hiramique (avec ses trois degrés),

- La spiritualité de l’orient éternel,

- Les spiritualités des hauts grades (avec des spécificités pour chaque rite),

- La spiritualité des Lumières.

 

On pourrait les regrouper en deux grandes catégories :

  • Celles qui s’appuient sur des légendes et des mythes ; ces spiritualités se vivent à plusieurs niveaux selon les démarches personnelles,

 

  • Et celle qui se fonde sur la philosophie, l’esthétique et l’art : la spiritualité des Lumières. Celle-ci a trouvé une nouvelle vitalité grâce aux découvertes scientifiques sur l’activité cérébrale !

 

C’est à partir de la spiritualité des Lumières que s’est produite la grande expansion de la Franc-maçonnerie au XVIIIème siècle ; cela n’a pas empêché les autres spiritualités de se développer, en particulier celles des hauts grades avec leurs rites respectifs !

  

Ces différentes spiritualités maçonniques n’empêchent pas les Francs-maçon-ne-s d’avoir leurs propres spiritualités religieuses ou non, animistes, spiritistes ou autres, voire athéistes !

 

 « Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme » écrivait Rabelais !

Dans son langage du XVIème siècle, la conscience et l’âme renvoient à une spiritualité chrétienne, mais les mêmes mots,  aujourd’hui, peuvent s’entendre comme une expression éthique !

 

Il y a parfois de la part du monde profane le sentiment que la démarche maçonnique est antireligieuse.

 

Bien que des Francs-maçons se soient illustrés dans les luttes anticléricales pour défendre la liberté de conscience, il est faux de prétendre que la Franc-maçonnerie soit antireligieuse ; ils respectent la liberté de conscience et prônent le respect mutuel ! C’est pour cela que le prosélytisme n’est pas concevable en Loge.

 

Ajoutons que l’expression de « spiritualité laïque »  désigne, pour certains auteurs, une spiritualité agnostique.

Masonic rituals and modern spirituality

Presently living in a time of transition to a new millennium, we are flooded by information about the most diverse matters. For many, a wealth of information is obtainable through surfing the Internet. The development in this area has gone faster in the last 30 years than in the preceding 3,000 years. Does all this bring more satisfaction and understanding for our fellowman?

Today, desires seem to be more materialistic. A larger house, a more expensive car, more and longer holidays to even more remote places are the most frequently heard desires.

To many, everything revolves around me, me, me!

Modern materialistically orientated people have little interest in or concern for their fellowmen. The elderly, in particular, are sometimes living completely on their own, lonely and forgotten, so that it can happen that they are lying dead in their homes for weeks, unnoticed! Is this the world we Freemasons long for?

Our age-old Masonic traditions, based on Greco-Roman philosophies enriched by Christianity that found its origin in the Jewish religion, seem incompatible with the new developments. Very few persons find an answer to their vital questions in the traditional and conservative churches, and many take refuge by joining strange societies and sects.

At the same time, member-ship in some very orthodox churches has grown considerably over the last few years. Besides that, we are almost inundated by large groups of Islamic fundamentalists. All these groups are convinced that their way of thinking is the only right way to think.

They do not tolerate persons with another persuasion, yet tolerance is one of the starting points of Freemasonry.

That’s why we all, in our own way, not only must combat disinterest and moral decay, but also the ever-increasing trend toward religious extremism which some call fundamentalism. Tolerance is inherent in universal Freemasonry. People will always be searching for the meaning of life.

We must ask ourselves if Freemasonry is still able to give an answer to the many questions posed by young men on the threshold of the third millennium.

We, as Masons, are obliged to come forward with our ideas and bring Freemasonry into the open.

Masonry’s voice should be heard in that great flow of information on the Internet and throughout all areas of our modern society.

On the other hand, we must adjust our ideas, our customs, and our methods so that they communicate to the man of today. Are our rituals sufficiently modern to be able to transmit a sense of spirituality and inner growth to those who crave dialogue on the essential questions of life?

Ill. Wim F.K.J.F. Frackers,

NDLR : Extraits  d’un ancien article toujours d’actualité

 

 

La démarche maçonnique et la crise de la spiritualité

 

La spiritualité est une activité de l’esprit : si elle a longtemps (et encore aujourd’hui pour de nombreux êtres humains)  concerné la métaphysique et les questions existentielles sur tout ce qui touche à l’irrationnel, elle a aujourd’hui un sens beaucoup plus large qui englobe toute l’activité cérébrale ; la spiritualité est aussi devenue un domaine de réflexion des SHS (sciences humaines et sociales).

Domaine de prédilection des religions, de la théosophie, du spiritisme, de l’animisme et des différents ésotérismes, elle constitue pour beaucoup une espérance : non nous ne mourrons pas, notre existence pourra se poursuivre sous une autre forme et nous pouvons espérer trouver dans un autre monde la Paix et l’Harmonie que nous recherchons. A chaque communauté de délivrer « un mode d’emploi » pour le devenir des « âmes ».

Le problème, c’est que tout cela repose sur une supposition que certains appellent une foi ; aucune certitude ne peut être affirmée.

Car pendant que nous philosophons sur cette soi-disant éternité , le monde vit et se détruit ; tout doucement autrefois et de façon plus rapide depuis un siècle ! De là à déduire que la spiritualité est une impasse, et que ce n’est pas elle qui va apporter les solutions , il n’y a qu’un pas qui est de plus en plus franchi par tous ceux qui doutent !

La démarche maçonnique est forcément concernée par la spiritualité qui imbibe tous les rites. Mais la spiritualité en loge est laissée au gré de chacun ; certaines loges l’associent à l’étude du symbolisme et au déroulement du rituel, d’autres en font une exigence mystique !  D’autres encore se contentent de rituels a-minima et se préoccupent des questions juridiques et sociales pour réclamer plus de Justice et de Solidarité.

Au total, en loge on se préoccupe peu de la crise de la spiritualité ; et pourtant plusieurs questions se posent :

  • Si la démarche maçonnique n’est que spiritualité, et si la spiritualité s’avère un échec, à quoi bon rester franc-maçon ?

  • Si la spiritualité est une recherche personnelle, pourquoi pas ? Si cette recherche est une impasse , que faire ?

  • Spiritualité pour toi est-ce pareil que pour moi ?

  • La spiritualité est-ce un truc de gogo ?

  • La spiritualité se résumerait-elle à des « Faut qu’on » et des « Y-a qu’à » ?

En vérité, comme toutes les sociétés humaines, les francs-maçons sont traversés par des influences contradictoires :

  • Nous souhaitons un monde meilleur mais nous nous décourageons de voir le progrès technique devenir une autre cause de nos malheurs !

  • Nous espérons l’amour universel mais nous craignions de nous confronter à d’autres réflexions !

  • Nous croyons en l’être humain mais nous voudrions que les autres pensent comme nous !

  • Nous prônons une éthique exemplaire mais nous faisons preuve d’un laxisme qui nous déconsidère !

 

Si on voulait être fidèle à la devise du « Vaut mieux tenir que courir », ne pourrait-on pas privilégier un travail collectif sur le vivre ensemble et les conditions de sa réalisation ?

 

Cette préoccupation sociale peut réincorporer la spiritualité dans son champ d’intervention mais non pas dans l’optique d’y trouver une « espérance » mais simplement parce qu’elle concerne le « vivre ensemble » et qu’à ce titre elle est respectable !

Apprendre le « Vivre ensemble » ce n’est pas refuser de parler des questions qui fâchent ! C’est justement d’en parler sans passion ni mouvements de manches ; c’est s’y pencher pour leur trouver une solution acceptable par tous !

Vivre ensemble c’est savoir valoriser le consensus et limiter le vote majoritaire qui ne favorise pas vraiment le vivre ensemble  !

Si les loges devenaient des lieux modèles du vivre ensemble, nul doute que la spécificité maçonnique serait reconnue et respectée.

Le Mont Fuji , un symbole de la spiritualité

 

Au Japon, ce magnifique volcan qui culmine à  3776 mètres  d’altitude est une référence  symbolique  incontournable de la culture japonaise. Depuis les temps anciens, des pèlerins portant un long bâton commençaient l’ascension de la montagne depuis les sanctuaires Sengenjinja du bas de la montagne pour atteindre le cratère à son sommet. Le Fujisan  est aussi un site  d’inspiration artistique. Il fait partie du patrimoine mondial.  (Décisions de l’UNESCO de 2013 et 2016)

Impressions de lecture : La spiritualité, à quoi ça sert ? par Louis Trébuchet

 

C’est un petit livre mais notre frère Louis Trébuchet, membre de la GLDF, y donne un éclairage contemporain sur ce sujet de la spiritualité.

 

Il développe son argumentation dans sept chapitres :

  • Le bonheur existe-t-il ?

  • Une spiritualité, ça s’acquière comment ?

  • Qu’est-ce que la Vérité ?

  • Penser librement, est-ce facile ?

  • Est-ce que je pense « à l’insu de mon plein gré » ?

  • Qu’est-ce que la transcendance ?

  • A quoi la spiritualité va-t-elle me conduire ?

 

Chaque chapitre se termine par un paragraphe intitulé « Nous sommes-nous bien compris » dans lequel l’essentiel est repris.

 

L’auteur donne dans le chapitre sur la transcendance sa propre lecture avec beaucoup de pudeur et sans vouloir servir de modèle.

 

Louis trébuchet y précise :

 

« Entamer la quête spirituelle d’une transcendance n’implique pas d’abandonner la raison. Tout raisonnement logique s’applique à un domaine de validité défini et les harmoniques à l’œuvre derrière le voile de la matérialité sont bien réels et peuvent donc s’inscrire dans le domaine de validité d’un raisonnement. Par ailleurs, il n’y a aucune raison que la transcendance que nous recherchons, qui donnera un sens à notre vie, soit extérieure à l’univers de ce que nous connaissons : pour Spinoza, le souverain bien est la connaissance que l’on a de l’union de son esprit avec l’univers entier. Par contre, cette connaissance imprégnera notre esprit, notre cœur et notre inconscient, c’est ce que j’appelle l’immanence, qui générera en nous une intuition, une osmose avec tout ce qui nous entoure. »

 

Bien sûr, pour un sujet aussi complexe, tout n’est pas abordé mais la démarche est belle et peut intéresser toutes celles et tous ceux qui vivent dans la Recherche.

 

Louis Trébuchet est une forte personnalité ; né au Maroc, polytechnicien, homme d’entreprises et d’engagements multiples y compris politique, il est aussi poète ; en voici un extrait du poème « Bouteille à la mer » écrit en 2017 :

 

D’un océan profond montent, vague après vague,

Les souvenirs poignants de mon amour blessé.

Tout au fond de mon cœur, planté comme une dague,

Tes yeux bleus me rappellent ce bonheur passé.

 

Ce livre est publié chez Dervy Livres dans la collection « qui pose des questions » dirigée par notre frère Jacques Carletto.  78 pages – Prix 8,50 €

 

NDLR : Pour mieux connaître Louis Trébuchet, consultez son site, très bien réalisé.

 L'Idéal Maçonnique,

Objectif Sagesse !