Poèmes maçonniques 1/2

Voici quelques poèmes maçonniques d'un des membres de l'équipe en espérant qu'ils vous plairont.

Accès à la  2ème page des poèmes maçonniques

 

L’espoir 

 

Aveuglement, croyances, contradictions,

Apparences, oublis, dénégations !

Injustices, égoïsmes, pulsions,

Replis, vengeance, surprotection,

Violences, ambiguïtés, oppositions,

Peurs, sectarisme, malédictions !

 

Ainsi va le monde aujourd’hui,

Insensible au progrès blotti dans notre nuit !

 

Des mâles qui se déchirent,

Des pouvoirs pour le pire,

Des bonheurs qui expirent,

Que reste-t-il à lire !

 

L’espoir est dans la femme,

Pas la froide et diaphane,

La joyeuse et canaille,

Plus forte que le Graal !

 

Notre époque s’en va,

Une autre arrive déjà,

Espérons pour toujours,

Un monde tout en amour !

 

 

Pour la Saint-Jean d'Eté

 

 

Vénérable Maître en chaire et vous tous mes chers frères,

Nous avons le bonheur pour cette nouvelle tenue

De pouvoir célébrer, par une ferveur sincère

Cette fête coutumière du flux et du reflux.

 

En ce vingt-quatrième jour de ce mois de juin,

Nous serons assemblés pour fêter tous ensemble

Comme nos frères avant nous, un saint qui nous ressemble,

Qui imprègne notre laine comme le ferait le suint !

 

Si nous sommes réunis, le vivant et l’esprit,

Dans ce lieu familier, aux agapes banales,

N’est-ce pas avant tout, pour tenter le pari

D’honorer devant tous cette fête solsticiale.

 

Ce ne sont pas des mots qui n’auraient aucun sens

Qui pourraient s’énoncer sans la moindre décence

Car le Verbe dans la loge n’est pas qu’une opinion,

Jetée au gré du temps en guise d’impression.

 

Force génitrice du Feu par le Verbe attisé,

Voyez les héritiers d’une grandeur affirmée

Honorer cette chaîne qui nous lie au passé,

Célébrer nos valeurs, fortifier le chantier !

 

Par vous tous, Frères aimés, pour ce jour attablés

Ici et ailleurs, mais toujours rassemblés,

Que la lumière efface les ombres qui menacent

Que la paix se répande pour un bonheur tenace.

Souvent, par nos pensées, nous cherchions le chemin

Qui pourrait nous mener vers la Fraternité !

Nombreuses furent les attentes où nous tendirent la main !

Nombreuses furent les impasses stériles en liberté !

 

Et la terre sans arrêt imposait ses contraintes.

Endurer les épreuves, il fallait accepter !

Qui de nous n’a pas eu dans ces moments de crainte

Le sentiment confus de l’inutilité ?

 

Hier nous étions seuls attendant que le vent

Dans un souffle affectueux nous transmette le mot,

Balaie les avatars, nous éloigne des sots,

Illumine la froidure, annonce le nouvel an !

 

Sur le chemin et dans le vent, tout doucement,

Les brumes libérées, nos sens sollicités,

Le temple nous apparu et nous fûmes contents

De savoir désormais avec qui travailler !

 

Nous voilà réunis, hors du temps, bien présents !

Héritiers de nos frères, nous sommes restés fidèles

A ce temps des mystères où l’on jetait le sel,

Dans cette félicité inconnue des manants.

 

Dans ce bonheur immense à nul autre pareil

Nos pensées vagabondent, une compagne nous éveille

Regards câlins et envoûtants,

Pression des mains en haletant

Piment marin d'un baiser lent !

 

Frères, Enfants de Lumière, nous voilà aujourd’hui,

Présents dans l’univers où les hommes s’agitent,

Persuadés malgré tout qu’un nouvel ordre existe

Qui nous verra demain donner sens à la vie !

 

Dans ce monde pervers où les hommes se déchirent

Comprenons qu’ils sont fous, enivrés de détresse

En se laissant glisser dans la spirale du pire,

Ne sachant pas que faire pour vaincre leurs faiblesses.

 

La peur règne dans ce monde au mépris de l’humain,

Fleur obscène d’un terrain livré à l’ignorance,

Peur aveugle et sans loi, génitrice de violence,

Peur abjecte, accoucheuse d’un univers malsain.

 

Dans ce monde sans loi, nous sommes des combattants,

Sans armes et sans violence, qui respectons le droit,

Pour éloigner la peur et redonner un sens

A la vie de tous ceux qui ont perdu leur foi !

 

E duqués et formés pour ne pas avoir peur,

Nous fûmes initiés pour conduire le destin,

De tous ces êtres humains, éloignés du Bonheur,

Et générer en eux l’envie d’être des mutins !

 

Par le porche franchi dans ce lieu rassemblés,

Loin des peurs des profanes nous sommes prêts à revivre

Le rituel immuable de tous les initiés

Compagnons sur la voie et détenteurs du Livre !

 

Le soleil s’est couché sur ce jour si court.

Sans céder au repos, nous puisons parmi nous

L’énergie qu’il nous faut pour savoir, avant tout,

Fidèles à notre quête, ne pas changer d’atours.

 

Sans avoir oublié, nous avons respecté

Le devoir de nous voir, autour du feu ardent,

Désireux de trouver parmi nous cet élan

Nécessaire et vital aux esprits pacifiés !

 

De tous les continents et de tous les orients,

En ce mois de décembre, où la nature appelle

Le déclin de la vie dans un repos conscient,

Les Francs-Maçons se lèvent et rejoignent le rituel !

 

Fidèles à nos ancêtres, nous voilà unifiés

Dans la Paix et l’amour, pour honorer ce jour,

La gloire du Grand Orient, l’espoir revivifié

Qui verra nos paroles entendus des plus sourds !

 

Ce n’est pas une fête où les participants

Laissent aller leurs instincts plus ou moins délirants

Dominer leurs esprits et franchir l’interdit

En pensant que demain sera une autre vie !

 

Ce n’est pas une fête pour tous ces idolâtres

Enivrés de rumeurs, succombant aux fumées,

Qui masquent les misères et leur indignité

En croyant que la vie n’est rien d’autre qu’un théâtre !

 

La mort est derrière nous, nous l’avons dépassée !

L’espérance est en nous, il nous faut la fêter !

Ceux qui ont initié espèrent aussi en nous

Réalisez ce rêve mille fois écarté !

 

Effacez la tristesse des enfants de Bombay,

Sécher les tristes larmes qui abreuvent les cieux,

Sauver la dignité injustement bafouée !

Eloigner les charognes qui offensent les Dieux !

 

Cet appel pour plus d’humanité,

Une émotion cachée que l’on ose dévoilée,

Elle se nomme Espérance, et brille dans le soir

De mille feux éclatants que nous seuls pouvons voir !

 

Nos santés sont des voeux, adressés à tous ceux

Que nous avons choisi, en toute liberté,

Pour mener le troupeau des initiés rebelles

Afin qu’ils fassent entendre la parole fidèle !

 

Nos santés sont des voeux qui n’ont rien d’élogieux,

A tous ceux qui prétendent supporter nos paroles

Car nous savons aussi le sort des idoles

Qui osèrent profaner la sagesse des cieux.

 

Nos santés sont des baumes pour effacer les plaies

Pour calmer les souffrances qui taraudent nos vies

Pour renforcer les liens nécessaires à la Paix

Pour lever la tristesse et redonner l’envie.

 

La musique et les mots seront les premiers temps

Puis la chair et la poudre doperont l’énergie,

Et nos cris rassemblés lanceront aux étoiles

Les accents d’un appel pour plus de vérité.

 

Je rêve d’une fête qui soit plus qu’aujourd’hui

Une fête élargie à tous les initiés

Qui grave dans l’année son empreinte assurée

Qui affirme dans le monde notre espérance inouïe.

 

Que cette fête nous rappelle au travail incessant

Qu’il nous faut consacrer au bonheur des enfants

Innocents merveilleux et porteurs de Lumière

Incrédules sacrifiés par les balles des pervers.

 

Que cette fête exagère notre appétit sans fin

Pour la fraternité, le ciment de nos liens,

L’énergie de nos vies, l’indispensable ressort,

Qui nous permet toujours de vivre parmi les morts !

 

 

N'oubliez pas !

 

 

Sœurs et frères pour Maât rassemblés,

Aujourd’hui, notre loge est en fête,

L’occasion pour nous tous d’évoquer

Ce défi qu’il faut garder en tête !

 

Il fallu la vouloir notre création,

Cette volonté noble et généreuse,

Sur le chantier d’accepter la vision

D’équipes renouvelées et toujours très sérieuses !

 

Sœurs et frères, dans l’action engagés

C’est un rêve, un espoir désiré,

Il nous faut bien  agir pour changer,

Mais aussi inventer pour pouvoir innover.

 

Nos esprits embrumés, tant d’années englués !

Le chantier est immense, et pour nous réformer,

Dans ce monde machiste, une belle ambition,

Un effort nécessaire, mérite notre attention !

 

Rejetons le vulgaire, l’humour célibataire,

Sans cesse, élevons notre esprit,

Et toujours, relevons ce défi,

Faire de ce beau rêve la vie  d’une nouvelle  ère !

 

Il nous faut, confirmer l’intention,

Sans arrêt, contrôler nos pulsions,

Refuser, les anciennes tentations,

Affirmer dans les faits cette nouvelle mission.

 

Mes chères soeurs,  de l’ombre il faut sortir,

Il est l’heure, affirmez vos désirs,

Réclamez, afficher tous vos dires

Car sans vous où serait notre avenir !

 

Mes chers frères, rejetons l’habitude,

De parler, plus fort que de coutume,

Il suffit de penser, et d’œuvrer avec celles,

Ces sœurs qui nous rejoignent et près de nous excellent !

 

Il nous faut inventer, une nouvelle manière,

De mettre dans la pratique, une vraie égalité,

Au-delà du respect, un élan pour être fier

Un complément dosé, une vraie félicité.

 

Il faut à l’atelier, cette dose d’insolence

Qui permette d’insuffler ce vent du renouveau

Ce désir espéré de rentrer dans la danse

De vivre la mixité comme quelque chose de beau !

 

Imprégnés des leçons de cette Egypte antique,

Où la femme avant tout était l’égale de l’Homme

Il nous est plus facile de prendre ce viatique

Ouvrir cette porte et vivre ce que l’on nomme !

 

 

Que c'est dur d'être franc-maçon

 

Vénérable maître en chaire, et vous tous mes chers frères,

Comme chacun d'entre vous, je réalise ce soir,

Au plateau symbolique de la loi ordinaire,

Le devoir d'honorer le Verbe et son pouvoir.

 

Notre ordre est ainsi fait, qu'il donne en trois degrés,

La vraie capacité, de devenir en Maître,

Le contempteur zélé de la banalité,

Pour rechercher toujours Perfection et bien Etre.

 

Forces obscures de la Nuit, réfugiées dans l'Avoir,

Craigniez ces initiés, d'une foi espérée,

Tous sont là, motivés, avides de savoirs,

Persévérant toujours vers plus d'humilité.

 

A ce premier degré, nous voilà tous égaux

Puisant dans le rituel, le sens tant recherché,

La beauté nécessaire, bien au-delà des mots,

La force de nous changer vers plus d'Humanité.

 

Nous apprenons aussi, à l'image des anges,

A ne point bavarder au rythme de nos pensées,

A ne jamais nous fier aux illustres tabliers,

Pour toujours préférer la rigueur aux louanges.

 

Le maçon que nous sommes, doit devenir parfait

Avant d'être accepté parmi les compagnons.

Il se doit travailler, pour comprendre ce qui est,

Assumer son honneur, sortir du tourbillon.

 

L'exigence est si forte, le mirage est si beau,

Qu'il est parfois facile, pour ne pas sembler sot,

De se courber l'échine, de devenir fallot,

De projeter deux vies, dont une pour le stylo.

 

Orateur incongru, rejettant les manières,

Dérangeant le confort, cher aux propriétaires,

Refusant le mirage des ces fameux dieux lares,

Je voudrais rappeler, Nous devons être un phare !

 

Pour tous les ambitieux d'une chaire désirée,

Il faudrait démontrer les liaisons compliquées,

Du rituel au transfert, des regards aux pensées,

Avant de leur donner, le risque de succomber.

 

Il faudrait arrêter la fausse démocratie,

La confusion des grades avec une folie,

Les pseudo états d'âme, Auteuil-Neuilly-Passy,

Et tout ce qui ressemble à une comédie !

 

Conscients des perversions de la grégarité,

Oserons-nous, toujours, fidèles à nos devoirs,

Redonner aux maçons, réunis dans l'espoir,

La vraie capacité de l'authenticité.

 

Comme les doigts d'une main, sans tabou ni parrain,

En conciliant enfin, l'ego et le multiple,

Trouvera-t-on demain le sens de ce périple,

Fondé sur le logos, salut de nos destins ?

 

Et s'il est difficile, de pouvoir raisonner,

Dans une loge habitée par toutes ses émotions,

Il nous faut malgré tout, dans cette initiation,

Revenir en nous-mêmes pour plus de vérité.

 

Arrêtons de gémir, et même si c'est dur,

Oublions les dénis, ne gardons que le pur,

Construisons patiemment ce lien indéfectible

Cette fraternité, qui seule nous rend crédibles.

Une belle tenue

 

C’était un 3ème mercredi,

L’ordre du jour bien établi,

Annonçait les travaux

Pour continuer sur le chantier,

Le projet de bâtir un monde nouveau.

 

Nous étions bien cinquante,

Sœurs et frères rassemblés

Sur les parvis du temple

Heureux de nous retrouver.

 

Il y avait là, Philippe, Evelyne, Martial,

Karim, Samantha et bien sûr Oncle Ho

Avec son look rétro et son humour jovial

Et bien d’autres, tous des alter ego.

 

Passé ce premier temps, retrouvailles réjouies,

Une vague de silence couvrit le brouhaha

Et Jessica en maitresse des cérémonies

Au recueillement nous invitât.

 

Puis dans le silence, ce fut l’entrée dans ce lieu particulier

Notre temple, identique à bien d’autres, mais singulier

Malgré tout car différent nous l’avons voulu,

Pour mieux vivre notre absolu.

 

Une entrée digne, chacun trouvant sa place

En évitant le protocole mollasse

Pénétrant ce bercail

Plongé dans la pénombre, préalable au travail,

 

Il y eut l’ouverture, rappel incontournable

De tout notre essentiel, et aussi ces trois planches

Diverses et variées présentées, et franches

Pour changer ce monde trop souvent pitoyable.

 

Chez nous, point de débat, de pommades variées, et de banalités,

A quoi bon perdre du temps, mieux vaut méditer et peut-être prier.

Et bien sûr l’oncle Ho qui joua de son violon, une colonne d’harmonie

Sensible et parfumée , pour faire vibrer nos vies.

 

Fidèle au sablier  respectueux de nos temps,  la clôture approchait

Et ce fut cette chaîne qui envoute nos cœurs

Avant de retrouver cette difficile sortie,  épreuve de notre ardeur 

Avant de revenir à nos réalités.

 

Le brouhaha repris, certains durent s’en aller,

D’autres pouvaient rester pour ce dernier temps

Ces agapes renouvelées bien loin de ces 3èmes mi-temps

Des nourritures frugales pour un temps décalé.

 

Après ce fut Bernard pour me raccompagner,

Nouveau temps de partage sur la route dégagée

Et puis, on se sépare, chacun dans son foyer,

Retrouvant l’être aimé dans les bras de Morphée.

 

Comme toujours, je laissai mes pensées retrouver

Tous ces mots dans le temple entendus,

Travail de mémoire et recherche éperdue

Pour ne pas négliger toutes ses pensées.

 

Ce fut une belle tenue,

Sans animosité, une vraie passion,

Une entente partagée,

Un silence respecté

Pour une inspiration

Et un nouveau vécu !

Hiram, où es-tu donc ?

 

Architecte renommé,

Tu vécus dans des lieux

Imprégnés par les cieux.

Tu fus un initié.

 

Oublié par l’Histoire,

Tu fus ressuscité

Par un genre de grimoire,

Et devint vénéré !

 

On te présente comme Sage,

Porteur d’un tel secret,

Qui, sans l’ombre d’un présage,

De la vie t’a enlevé.

 

Nous voilà aujourd’hui,

Dans ce temple réunis,

Dans le drame de ta vie,

Et tout ce qu’il induit.

 

Ta parole fut perdue,

A jamais effacée.

Notre recherche éperdue,

N’a jamais rien donné.

 

Nous vivons dans ton deuil,

Depuis bien si longtemps,

Nombreux furent les écueils

Qu’on disait exaltant !

 

Ils voudraient  t’oublier,

Ceux qui se croient si fort

A jouer les matadors

Dans l’arène dévoyée.

 

Mais nous gardons l’espoir,

De voir un jour renaître,

Le destin de ton être

Faire revivre ta mémoire.

 

C’est peut-être parmi eux,

Viviane, Ahmed, Sarah,

Que ton génie vivra,

Pour un futur radieux !

 

Nous saurons le fêter,

Et attendre la parole

Qui verra le chantier

Faire vivre la parabole !

 
 
 
 
 
 

Dans ce monde de secoués,

Aux errances avérées,

Quand on lit les journaux,

La vie, c’est pas bien beau !

 

A la une, sans arrêt,

Comme un vrai marronnier,

C’est désordre et souffrance,

Tous les jours, en flagrance !

 

Dehors, on’se gêne pas !

En avant la noria :

Pousse-toi que je m’y mette,

Sinon je te la pète !

 

A chacun son esbrouffe,

Pour se faire de la mousse !

Salut, file moi cent balles,

Discute pas ou j’déballe !

 

Oh Marie, si tu savais,

Tout le mal que l’on se fait,

Oh Marie, si tu pouvais,

Effacer tous ces méfaits !

 

Sous la voûte étoilée,

Le profane éloigné,

C’est un bien autre monde,

Où la terre est féconde !

 

Nous sommes des besaciers,

Des cherchants aiguillés,

Toujours audacieux,

Et surtout pas frileux !

 

Ici, n’ya q’des franmacs,

Femmes et hommes, très comacs,

Aux sourires entendus,

Amoureux d’la vertu !

 

Bienveillants affidés,

Heureux insatisfaits,

Différents dans la paix,

Et la diversité,

 

On se veut initié-e,

C’est-à-dire sans foyer,

Mais toujours exemplaire,

Sans bien sûr êtr’ sectaire !

 

Négligeant les éloges, 

Et rejetant les toges,

Oubliant les ciboires,

Nous cultivons l’espoir !

 

Bien qu’nous soyons nantis,

Et aussi avertis,

L’échec peut exister

Malgré toutes ces beautés !

 

Sous la voûte étoilée

Tout est en mixité,

Un vrai méli-mélo,

Qui exige d’être réglo !

Ici tout est fragile

Et nous sommes, inhabiles,

Les acteurs d’un défi

Qui ne peut êtr’ trahi !

 

On n’est pas dans le confort

D’illusoires châteaux-forts

Des consciences futiles !

 

Pour atteindre le subtil,

Nous devons oublier

Les erreurs du passé !

 

La loge est un challenge

Dans le non-dit des anges,

Qui nous concerne tous

Pas seulement nos frimousses !

 

Sœurs et frères réunis

Et parfois désunis,

Nous vivons l’expérience

D’une nouvelle bienveillance !

 

Conscients d’être inégaux,

Dépassons nos égos

Et vivons le partage,

Espoir d’un nouvel âge !

 

Il s’agit pour nous tous,

Et toujours sans escousse,

D’éviter le chaos

Qui menace le Tao !

 

Bien loin d’une litanie,

Cette quasi ordalie,

Viatique indispensable

Aux volontés oyables !

 

Par la sincérité

Et notre altérité,

Le rêve peut se poser,

Devenir réalité !

 

Agiles comme des singes 

Activons nos méninges !

Prenons de la hauteur,

Honorons nos valeurs !

 

Faut pas désespérer ! 

Que c’est chouette d’évoluer, 

Sous la voûte étoilée !

 

Un jour viendra, on se dira je t’aime,

Blanc ou noir, croyant ou non,  quel que soit nos gênes,

Un simple mot et l'aveu d'une larme aux bords des yeux

Feront de nous des gens heureux.

Sous la voûte étoilée

Avec un "clin d'oeil" en hommage à Johnny Hallyday décédé le 6 décembre 2017

 
 

Que reste-t-il ?

 

Dans une existence incertaine

Je navigue vers la fin

Que reste-t-il de toutes ces questions qui ont hanté ma vie ?

Survivre ou vivre dans l'intime espoir de réaliser un espace de beauté ?

 

Comprendre ou subir

Maîtriser l'indicible,

Savoir que l'essentiel est dit,

Croire que tout est encore possible

 

Où sont les repères de jadis,

Les certitudes aussi ?

Rien !

Ne serait-ce le silence comme ultime conviction,

Ne serait-ce le sourire !

 

Je suis parti au devant des dangers,

Inconscient de ma vie,

Heureux de m'affirmer ,

Au-delà des visages et des peurs rencontrées !

 

A la recherche de l’autre,

Dans la quête d'une rencontre

J'ai parcouru le monde

Et souvent observé !

 

Emerveillé par les constructeurs,

Je n'ai pu constater

Que mon ignorance

et ma fragilité !

 

Que reste-t-il de mes amours ?

Belles jouissances au milieu d'un jardin,

Plénitude du jasmin !

Que reste-t-il de ces beaux jours ?

 

Dans la pénombre de l'atelier,

Les corps occupent l'espace,

Et le ciel étoilé

Nous incite à rêver !

 

Le temps s'arrête de s'écouler !

Ne faudrait-il pas tout oublier,

Et rester là dans l'attente du mot fin ?

C'était hier, c'est aujourd'hui !

C’était hier, c’est aujourd’hui,

L’équerre est là, toujours vaillante,

Que je retrouve sans ennui.

Anciens, nouveaux, loge vivante,

Matrice d’esprits, toujours savante,

Entre révolte et création,

Cherchant une libération.

C’était hier, c’est aujourd’hui,

Mais où êtes-vous passés chers Louis

Henri, Raymond, Jean et Fernand,

Et aussi ceux, ailleurs allant ?

Comme un parfum qui vient, qui va ?

Je sais, mais, ne vous oublie pas.

C’était hier, c’est aujourd’hui,

Des souvenirs hantent mon esprit,

Travaux autrefois accomplis,

Dans la ferveur et sans un bruit,

Excitation d’un idéal,

Tout cela n’était pas banal.

C’était hier, c’est aujourd’hui,

Me revoilà, tel un fantôme,

Ici ou là, toujours chez lui,

Quittant l’éther et tous ses gnomes,

Pour apparaître sur ces colonnes,

Ici, où la lumière rayonne.

C’était hier, c’est aujourd’hui,

Sur le chantier, tout pour autrui,

Sans cesse, il nous faut travailler,

Souffrir, savoir se comporter,

Portés par cette belle espérance,

Pour fuir une funeste errance !

C’était hier, c’est aujourd’hui,

Pourtant, il me reste peu de temps,

Avant que cesse mon palpitant,

Et ce sable qui toujours s’enfuie,

Alors que j’ai tant à apprendre,

Sans pouvoir être une Salamandre.

Pouvoir écouter vos travaux,

N’est-ce pas le germe d’un renouveau,

Pas l’heure de mourir au repos ?

Et puis vint le silence …

 

Tout çà me désespère,

On proclame bien l’amour,

Mais c’est pour faire la guerre !

C’est la nuit tous les jours !

 

Dans l’attente du chang’ment,

On voudrait bien entendre

Un appel pour surprendre,

Une voix qui transcende !

 

Il y a les va-t-en-guerre,

Le regard en arrière

Ou tourné vers les cieux,

Méfiants et sulfureux !

 

Et aussi les mythos,

Au discours arrangeant !

Du délire très perso

Qui enfume des pauv’ gens !

 

Sans parler des cœurs secs !

Accros du règlement,

Ils ne voient pas l’échec

Et le désenchantement !

 

A quoi sert le rituel ?

Prétention bien virtuelle,

Paroles prononcées

Et bien vite oubliées !

 

On se veut initié-e,

Mais c’est du simulacre !

Et aussi du théâtre,

Pour prétendre exister !

 

Des loges, c’est l’inconscience

Qui nous laisse bien pantois !

Où est donc l’espérance,

Et l’amour dans la joie ?

 

Pour rêver de la Paix,

Il nous reste le silence,

Teinté de bienveillance,

Mais toujours signifié !

 

 

A mon frère Arnaud,

 

Si doux fut ton regard !

Douceur déconcertante,

A cent lieux d’un grognard,

Et toujours bienveillant !

 

Sauver des vies, c’est toi !

Au mépris de la tienne,

Bien aimé Etampois,

Dans l’ardeur citoyenne !

 

Tu fis face au mépris

Et ton geste sans pareil,

Surprenant les esprits,

Nous sortit du sommeil !

 

Aux yeux du monde entier,

Tu montras par ton geste

Une intention céleste

Dans ce monde sans pitié !

 

Te voilà un héros,

Sauveur d’une nation

Cherchant des idéaux !

Tu renverses la vapeur,

Redonnes une vibration

Reformules notre honneur !

 

En sauvant une vie,

En sacrifiant la tienne,

Arnaud je te lis,

Ton nom ira au ciel !

Sur le chemin

 

En frappant de mon poing

Deux coups, espoir d’un destin,

La porte s’entrouvrit

Et je fus apprenti !

 

J’ai cheminé à  perdre haleine,

Découvert des paysages,

Emprunts de liberté,

A nuls autres pareils !

 

Le temps s’est déroulé,

Mes forces sont à la peine,

Le chemin  a quitté la route des sirènes

 

Dans la forêt, c’est autre chose !

L’air y est pur et mes pensées sereines

En attendant le couperet !

 
 

 L'Idéal Maçonnique,

Objectif Sagesse !