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simbolismo masónico

L’originalité vivante de la pensée symbolique

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La pensée symbolique, si souvent incomprise ou reléguée au rang d’ornement, mérite d’être réhabilitée dans toute sa force et sa singularité. Elle ne s’oppose pas aux autres formes de pensée : rationnelle, logique, scientifique. Elle les complète, en ouvrant un espace où la raison cède une place à l’émotion, à la profondeur de l’imaginaire, et à la résonance intime.

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En associant l’objet à une sentimentalité, la pensée symbolique transcende la simple utilité ou la froide fonction des choses. Elle relie l’objet à un sens plus vaste, à une histoire personnelle, à une émotion partagée : c’est ainsi qu’elle suscite un attachement authentique et durable.

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Le symbole parle à la fois à l’esprit et au cœur. Là où la pensée analytique isole, le symbole relie ; là où la pensée pragmatique calcule, le symbole éveille ; là où la pensée abstraite raisonne, le symbole émeut et mobilise. Cette capacité unique de conjuguer l’intelligence et la sensibilité en fait un outil de connaissance irremplaçable, qui nourrit la mémoire, la transmission et l’engagement.

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C’est pourquoi la pensée symbolique occupe une place centrale dans les démarches initiatiques et spirituelles : elle porte la dimension sensible et fraternelle de l’humain, et lui offre une boussole intérieure pour dépasser l’apparence et chercher le sens profond des choses.

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Plus que jamais, face à un monde parfois sec, utilitaire et pressé, la pensée symbolique nous rappelle qu’il est essentiel de donner du prix à nos objets, à nos rituels, à nos gestes ; car c’est ce qui permet à chacun de s’y attacher, de s’y reconnaître, et de s’y épanouir.

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A quoi sert le symbole ?


Pour comprendre le sens de cette question, il faut se référer à la définition du symbole  et ce qu’elle implique.
 

La première définition renvoie à l’action de relier : le symbole relie deux éléments !
 

L’application en psychologie de cette définition a été expliquée par le psychologue Jean Piaget lorsqu’il a montré comment l’enfant utilisait le symbole pour accepter l’absence de sa mère dès les premiers mois de la vie. C’est ainsi qu’est née la pensée symbolique : le symbole relie un premier objet (par exemple l’enfant) à un 2ème objet (la mère pour cet exemple) qui est absent !


Dans le cas de l’enfant le symbole a une forte connotation affective qui permet à l’enfant d’accepter l’absence de sa mère car  c’est elle qui a remis le symbole à l’enfant.


Dans la démarche ésotérique il en est de même : c’est le maître qui remet le symbole à son apprenti initié pour lui permettre d’être en relation avec un concept philosophique.


Dans la démarche maçonnique, ce sont les officiers de la loge qui remettent à l’apprenti les symboles qu’il va utiliser pour être en relation avec les concepts philosophiques qu’ils sous tendent !

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