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La franc-maçonnerie et les femmes

Dernière mise à jour : 10 mars


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Chacun sait qu’au XVIIIème siècle, l’une des conditions pour être franc-maçon était d’être un homme.


Et puis il y a eu la franc-maçonnerie dite d’adoption où des femmes étaient acceptées dans des loges, et ensuite les premières loges mixtes à la fin du XIXème siècle et enfin après la 2ème guerre mondiale les premières loges féminines.


Aujourd’hui, si on estime le nombre de francs-maçons dans le monde a près de 3 millions de membres, on peut affirmer que le nombre de sœurs ne dépasse pas le chiffre de 100 000.


En France, pour un total de francs-maçons d’environ 170 000 membres, on peut estimer le nombre de sœurs à environ 35 000.


Autant dire que la place des femmes dans les obédiences maçonniques est de l'ordre du "symbolique" ?

Dix ans après la décision du convent du Grand Orient de France d’accepter l’affiliation de sœurs et l’initiation de femmes, sur environ 45 000 membres on compte moins de 5 000 sœurs.


Par ailleurs, dans la grande majorité des loges mixtes ou féminines, l'usage du masculin neutre (bien qu'il n'existe pas dans la langue française) interdit la féminisation des fonctions maçonniques ! comme un déni de la féminité !


Comment expliquer cette « réticence » des femmes à entrer en Franc-Maçonnerie ?



Comment expliquer que les femmes franc-maçonnes se soumettent à la masculinisation des fonctions symboliques ?


Il y a des éléments objectifs :

  • La difficulté de se libérer pour une activité associative assez chronophage,

  • Le coût d’une adhésion et de la participation aux réunions maçonniques peut aussi être un facteur limitant,

  • Le formatage d'une société mondiale foncièrement machiste qui fait qu'au final les femmes se soumettent toujours !

  • La difficulté pour les hommes d'admettre que la reconnaissance de la spécificité féminine va de pair avec la pratique de la parité !

Et aussi des facteurs subjectifs :

  • La franc-maçonnerie n’est pas toujours bien acceptée dans les milieux sociaux et en faire partie peut apparaître comme un risque de marginalisation, voire d’ostracisme dans certains pays,

  • La franc-maçonnerie est un monde masculin et la présence féminine n’est pas toujours reconnue dans les milieux maçonniques,

  • Les rituels maçonniques ont été écrits par des hommes et pour des hommes et leur réappropriation par les sœurs n’a pas été réellement effectuée.

Mais plus fondamentalement on peut se poser la question de savoir si les obédiences de la franc-maçonnerie souhaitent réellement une présence féminine plus importante ?



Une vraie réflexion ne sera-t-elle pas nécessaire pour donner à la franc-maçonnerie cette indispensable dimension féminine, signe de l’ouverture au monde féminin, élément jumeau de notre humanité ?


 

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